
La direction vient de communiquer sur la prime de fin d’année. Elle sera de 145 euros pour les catégories A, de 325 pour les B et de 400 pour les C.
Cette année une surprime vient compléter le dispositif : 700 euros pour les A, 330 euros pour les autres.
Cette différence de plusieurs centaines d’euros concernant la surprime est injuste, arbitraire et irrespectueuse de l’engagement de l’ensemble des catégories à faire fonctionner une bibliothèque qui va mal.
Devons-nous rappeler les quelques 270 suppressions de postes de ces dernières années et les multiples dysfonctionnements que connaît la BnF : des services en crise laissés à l’abandon, une DRH aux abonnés absents, la multiplication des réorganisations, l’empilement des projets, une qualité de vie au travail dégradée, de nombreux cas de souffrances au travail, une gestion des carrières inéquitable, les difficultés liées au chantier de Richelieu ou au travail en local aveugle, un service médical en déshérence…
Si cette surprime inégalitaire est profondément choquante, elle révèle également l’incurie de la direction sur cette question des régimes indemnitaires. Depuis plusieurs années, la CGT BnF réclame un état des lieux du montant des primes versées aux personnels qui peuvent varier du simple au triple pour un même profil. L’administration a toujours refusé, préférant l’opacité à l’équité, l’injustice à l’égalité de traitement.
La direction lors du Comité technique de cet automne a d’ailleurs fait preuve de constance, à moins que ce soit d’un manque de courage, en ne présentant qu’une partie du dispositif de fin d’année aux représentants des personnels. La question de la surprime n’a évidemment pas été présentée ni validée par les organisations syndicales.
La CGT BnF réclame donc une surprime de 700 euros pour tous
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