
La CGT et la FSU communiquent :
La volonté pressante d’étendre les horaires d’ouverture des bibliothèques de l’université répond à une demande légitime de nos usagers. Nous avons le plus grand souci du service public mais ce projet d’extension horaire est avant tout destiné à rassurer les étudiants en leur faisant croire que l’université s’occupe d’eux. Il ne compensera en rien les mauvaises conditions d’études et de vie étudiante. Cela relève d’une politique d’affichage.
D’autre part, cette extension doit-elle être considérée comme prioritaire quand nous rencontrons des difficultés quotidiennes pour assurer nos missions ? En effet :
– Assurer l’amplitude horaire actuelle des bibliothèques est déjà difficile : l’orientation politique de l’université ne pourvoit pas au remplacement de nombreux postes (départs à la retraite, congés maternité, maladie, mises en disponibilité…). Pour le personnel, c’est autant de difficultés pour assurer la continuité du service public et pour la réalisation du travail sur les collections et les services aux usagers.
– L’utilisation accrue d’emplois précaires et le refus de créer des postes à la BUPMC constituent une menace pour l’emploi statutaire : précarité de vie et incertitudes pour les agents contractuels, manque de formation. Bibliothécaire est un métier. Notre travail accompagne l’enseignement et contribue à la réussite des étudiants.
– Une amélioration des conditions de travail est demandée très (trop) régulièrement à notre hiérarchie : les problèmes de sécurité (vols, incivilités) sont quasi quotidiens. Les problèmes techniques et d’hygiène liés aux locaux persistent. Nous disposons de moins en moins de matériel (notamment informatique). La saturation de certaines bibliothèques accentue notre sentiment d’offrir un service au rabais à nos lecteurs.
– Les budgets documentaires diminuent et les coûts de la documentation en ligne augmentent, ce qui oblige à restreindre les abonnements de revues et les acquisitions d’ouvrages imprimés. En cette période d’austérité les financements ne sont pas assurés pour maintenir des extensions d’ouverture.
L’AMÉLIORATION DU SERVICE PUBLIC EST UNE NÉCESSITÉ.
Cela nécessite en premier lieu le recrutement de personnels qualifiés en nombre suffisant, car l’extension des horaires d’ouverture est avant tout un accroissement de la charge de travail, ainsi qu’une réévaluation du budget consacré à nos missions. Or, le président de l’Université nous l’a confirmé lors d’une réunion le 20 mars, il ne faut attendre aucune amélioration budgétaire et il ne demandera aucune création de postes de personnel titulaire.
C’EST POURQUOI, NOUS DISONS NON AUX EXTENSIONS D’HORAIRES DES BIBLIOTHÈQUES, DANS CES CONDITIONS, AVEC LES MOYENS DONT NOUS DISPOSONS.
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