A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, la CGT BnF a lancé une enquête anonyme sur les VSS à la BnF pour effectuer un état des lieux sur les problématiques liées à ces violences et discriminations dans notre établissement.
Nous remercions les quelques 140 collègues (dont 72% de femmes) qui ont pris le temps de répondre et partager leurs témoignages et retours pour nous permettre d’ajuster nos revendications et les porter auprès de la direction.
Les résultats montrent que, loin d’être des faits isolés, ces comportements s’inscrivent dans un environnement de travail marqué par des ambiances sexistes persistantes : propos dévalorisants, blagues, rumeurs, attitudes suggestives ou avances à connotation sexuelle. Ces situations, le plus souvent répétées, en deviennent banalisées et participent à maintenir des rapports de domination déjà présents dans la société.
Concernant les outils déjà en place dans notre établissement, comme la procédure stop-harcèlement, l’enquête a mis en lumière un écart important entre la connaissance du dispositif de signalement et son utilisation effective. Si les agent.e.s identifient globalement les procédures existantes à la BnF, certains hésitent à y recourir, par manque de confiance dans la protection apportée, par crainte des conséquences ou par peur d’être isolé.e.s. Les signalements passent majoritairement par des canaux informels et par des personnes dites « de confiance », signe que la parole peine à trouver un cadre sécurisé et pleinement reconnu.

Les témoignages soulignent également des enjeux structurels : harcèlement émanant aussi bien de collègues que de la hiérarchie ou d’usager·es, sentiment d’impunité pour certains agresseurs, déplacements ou mises à l’écart des victimes, manque d’accompagnement et de prévention. Au-delà des situations individuelles, c’est bien une organisation du travail et une culture professionnelle qu’il faut interroger. À l’heure où les droits des femmes restent un combat d’actualité, cette enquête confirme que notre établissement ne fait pas exception : le sexisme ordinaire y est encore trop souvent minimisé.
La CGT BnF continuera d’exiger une politique ambitieuse de prévention, de protection effective des victimes et de sanctions claires, afin de transformer en profondeur nos conditions de travail, notamment dans le cadre de la négociations du plan d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes en cours dans notre établissement.
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