▌ET POUR VOUS, QU’EST-CE QUI NE VA PAS A LA BNF? LES AGENTS SE SONT EXPRIMÉS

Mardi 20 juin a eu lieu une heure mensuelle d’information où les agents ont pu venir s’exprimer sur les questions suivantes :

  1. Pour vous, comment se traduisent les baisses de budgets et les suppressions de postes liées aux politiques d’austérité menées ces dernières années ?
  2. Pour vous, quelles sont les conséquences des nouvelles formes de « management » et de pilotage dans l’établissement ?
  3. Pour vous, quels sont les effets de ce contexte inédit sur vos métiers et missions et sur la conception que vous vous en faites ?

Entre trente et quarante agents étaient présents et représentaient plusieurs départements (Conservation, Recherche bibliographique, Métadonnées, Moyens techniques, Dépôt légal…). Nous avons reçu également des remarques par mail.

Les réponses montrent que les inquiétudes des agents, quelques soient leur statut et leur département, sont les mêmes :

  • la Direction ne communique pas ou peu envers les agents : ceux-ci ont l’impression que leur avis n’est plus pris en compte et que toutes les décisions leurs sont imposées
  • les tâches et missions de la BnF, même si celles-ci relèvent des cœurs de métiers des agents, sont de plus en plus externalisées
  • les crédits sont en baisse permanente : les agents doivent gérer la pénurie, au jour le jour
  • de nombreux projets s’empilent au détriment des missions fondamentales de la BnF (impression de dispersion, charge de travail en augmentation régulière…)
  • l’arrivée du marketing et de l’innovation renforcent l’idée de marchandisation du service public
  • de nombreuses réorganisations ont lieu, sans consultation ni communication auprès des agents
  • les nouvelles formes de management se font au détriment de la qualité du travail et sont totalement artificielles dans le contexte BnF
  • la Direction fait appel à de nombreux cabinets de consultants extérieurs, dépensant beaucoup d’argent pour des résultats peu convaincants

Au final, les agents ne sont plus motivés car leurs missions premières ne sont plus valorisées.