
Ce printemps, les grèves des personnels de nettoyage intervenant dans les locaux de l’État, dont ceux de la BnF, ont mis en lumière la situation extrêmement difficile dans laquelle se trouvent ces salariés : temps partiels imposés, surfaces à nettoyer impossibles à traiter, heures supplémentaires jamais payées, salaires minima, conditions de travail pénibles avec des conséquences graves sur la santé des agents…
► Les donneurs d’ordre, comme la BnF, peuvent agir, ils en ont les moyens !
L’article 14 du Code des marchés publics permet en effet d’instaurer des clauses sociales pour promouvoir et garantir des conditions de travail plus favorables aux salariés : « Les conditions d’exécution d’un marché peuvent comporter des éléments à caractère social ou environnemental qui prennent en compte les objectifs de développement durable en conciliant développement économique, protection et mise en valeur de l’environnement et progrès social ». S’appuyant sur cet article, la CGT-BnF pèsera de tout son poids pour que des clauses soient mises en place à la BnF. Intervention qui fera écho aux recommandations de l’audit RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) commandé par l’établissement, à savoir la « prise en compte des facteurs sociaux » dans la passation de marchés avec des entreprises privés.
► En grève à la BnF, aux Finances publiques… Les salariés se révoltent
Sur le site de Tolbiac de la BnF, le 21 avril s’est achevée une grève de 15 jours menée par les personnels de nettoyage employés par la société Onet. En effet, depuis la reprise de ce marché par la société ONET en 2013, une quinzaine de postes ont été supprimés, alors que le volume global de travail n’a pratiquement pas varié. De ce fait, les conditions de travail de ces salariés se sont détériorées et la fatigue accumulée, les arrêts maladies, les accidents, ont témoigné de cette augmentation de leurs charges de travail. Un accord a finalement été signé et la grève a permis d’obtenir des avancées.
Ce mouvement n’est pas un cas isolé car les salariés de TFN Propreté ont été en grève plus de deux mois sur plusieurs sites des Finances Publiques à Paris et pour l’augmentation de leurs salaires (16h min. de travail par semaine, des grilles de salaires progressives, remboursement de la moitié du pass Navigo, 13ème mois…), de meilleures conditions de travail et le respect par leur employeur de la réglementation du travail. Cette lutte a abouti sur des avancées importantes pour les grévistes
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