
A l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes du 8 mars, la CGT BnF fait le point sur la situation vécue par le personnel féminin à la BnF. En effet, depuis plusieurs années, la CGT effectue une analyse approfondie des données statistiques de l’établissement afin de déterminer où se situent les inégalités de traitement et agir concrètement pour les réduire. Les femmes représentent 56,8% de l’effectif total contre 43,2% pour les hommes. Mais…
Malgré l’égalité de traitement, principe fondateur de la fonction publique (un point d’indice unique et des grilles de salaires communes à toutes et tous par catégorie), les femmes continuent de toucher des rémunérations inférieures à leurs collègues masculins. Cela est dû au versement des primes. A titre d’exemple, pour les adjoints administratifs, c’est une perte de 979 € par an en moyenne par rapport aux hommes et moins 680 €/an dans la filière métiers d’art pour les catégories C et moins 439 €/an pour les BIBAS. Concernant les rémunérations des non titulaires, pour les groupes 3, qui sont nombreux à la BnF, le personnel féminin touche en moyenne 700 €/an de moins que les hommes de la même catégorie.
Sans surprise les métiers continuent d’être sexués. Pour un effectif total de 894 femmes et 626 hommes, 10% de femmes contre 5% d’hommes exercent des fonctions administratives et 24% de femmes contre 42% d’hommes exercent des fonctions de magasinage. Du côté de la filière métiers d’art, on observe une féminisation récente avec une égalité presque parfaite femmes/hommes. La filière scientifique et bibliothéconomique reste féminisée, sur l’ensemble du personnel de la BnF on compte 48% de femmes et 36% d’hommes exerçant ces fonctions.
*les données pour les contractuels ne sont pas connues.
Aux CHSCT et aux Comités techniques, notre organisation syndicale intervient systématiquement pour demander la correction des inégalités constatées. Quelques pistes et avancées obtenues :
Parce que globalement, les femmes sont payées 1⁄4 de moins que les hommes (19 % dans la Fonction publique) et parce que les employeurs publics doivent d’être exemplaires, passons à l’action… VOIR LA SUITE : ICI . Dans le privé, les différences de rémunérations peuvent aller jusqu’à 27 %. Plus globalement, les femmes sont particulièrement touchées par la précarité, le temps partiel, le chômage et leurs carrières sont souvent bloquées… ce qui se traduit par des retraites inférieures de 42 % à celles des hommes… VOIR LA SUITE : ICI
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