▌RICHELIEU 2020 : PERSONNELS ET LECTEURS SERONT PERDANTS

Déclaration de la CGT BNF lors du CHSCT du 10 nov. 2017

Madame la Présidente du CHSCT,

La CGT BnF a décidé, suite à la présentation des plans définitifs d’implantation des services et des espaces au sein du quadrilatère Richelieu, de voter contre cette programmation et d’appeler les personnels et l’ensemble des organisations syndicales à une assemblée générale très rapidement.

Pour rappel, la BnF afin de répondre aux injonctions du Ministère de la culture doit de se séparer des bureaux du 61 rue de Richelieu, des immeubles de la rue Colbert et de celui du square Louvois accueillant le département de la Musique (2 millions de documents et une trentaine d’agents). Les personnels s’y trouvant et une partie des collections devront rejoindre le quadrilatère Richelieu, où l’on a également intégré, il y a peu, des locaux de l’Ecole des chartes.

A cela, et c’est de votre responsabilité Madame la Directrice générale, l’administration a décidé de supprimer des espaces de travail et une salle de lecture afin d’en faire un nouveau musée (1200 m2), une salle d’expositions (330 m2), une salle pour des manifestations (130 m2), un café (110 m2), une boutique (65 m2)… : soit 2000 m2. Ceci est démesuré.

Jamais consultés sur leurs besoins réels, personnels et usagers, devront travailler dans des espaces toujours plus étroits. Avec plus de 40% des collections transférées en Seine-et-Marne à Bussy-Saint-Georges, ce sont des consultations en différé pour les lecteurs qui devront attendre plusieurs jours leurs documents et un important travail de manutention pour les agents. Locaux et organisation du travail n’ont évidemment pas été pensés en fonction de ce nouvel impératif.

De plus, et malgré nos alertes répétées, les espaces de stockage en particulier pour le matériel de conservation des départements spécialisés et les consommables des ateliers de restauration ne répondent pas aux nécessités de l’activité. Nous pourrions également parler des open spaces, des bureaux ne prenant pas en compte la nature des fonds qui y sont traités ou le travail effectué, etc.

De fait, la rénovation du quadrilatère, si elle met en conformité le bâtiment, loin d’améliorer les conditions de travail des agents et des lecteurs, les dégrade. Les personnels après des années de difficultés, de nuisances et de contraintes liées au chantier ne s’attendaient pas à un tel gâchis.

La CGT BnF appelle donc l’administration à revoir ses plans et à intervenir auprès du ministère pour préserver les locaux attenant au quadrilatère afin d’y loger une partie des personnels.