
Depuis plusieurs jours, des lycéen·nes se mobilisent pour dénoncer la dégradation de leurs conditions d’études. À Paris, en Seine-Saint-Denis, dans le Val-de-Marne, et désormais dans plusieurs villes et universités de France, la jeunesse se mobilise et porte des revendications légitimes : des bâtiments permettant d’étudier dans des conditions dignes, le remplacement des enseignant·es absent·es, la présence d’assistant·es sociaux·ales et d’infirmier·ères dans les établissements, ainsi que des moyens à la hauteur des besoins.
Ces revendications rejoignent celles portées depuis des années par les personnels de l’Éducation nationale et des organisations syndicales : lutter contre la dégradation des conditions d’enseignement, défendre l’accompagnement des élèves en situation de handicap, contre la baisse des effectifs, pour la suppression de Parcoursup et, plus largement, pour un service public de l’éducation accessible à toutes et tous.
La CGT BnF apporte son soutien aux lycéen·nes mobilisé·es et à leurs revendications. Nous saluons une jeunesse qui s’organise, qui prend la parole et qui lutte pour son avenir, aux côtés de nos camarades enseignant·es et de l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale qui dénoncent depuis des années les suppressions de postes et les coupes budgétaires.
À la BnF, nous accueillons tout au long de l’année de nombreux·ses lycéen·nes, notamment dans le cadre de notre dispositif « Révise ton bac ou ton brevet à la BnF ». Nous revendiquons l’accès gratuit à la BnF pour toutes et tous et, plus largement, un véritable accès public à la culture et au savoir.
La CGT BnF dénonce également la répression qui frappe les mobilisations lycéennes. Violences policières, usage de LBD, interpellations et gardes à vue : les images de ces violences se multiplient et la réponse de l’État ne peut pas être la répression d’une jeunesse qui se mobilise pour défendre ses droits et son avenir. Face au manque de moyens et à l’abandon d’une partie de la jeunesse, ce sont des réponses politiques et des moyens publics qui sont nécessaires, et non la violence contre des enfants.
Nous dénonçons également les attaques de l’extrême droite contre les mobilisations et
contre une jeunesse populaire, notamment lorsque celles-ci prennent une forme raciste.
La CGT BnF sera aux côtés des lycéen·nes, des étudiant·es et des personnels de l’Éducation nationale et soutient la mobilisation du 6 octobre.
(La CGT BnF le jeudi 1er octobre)
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