
Monsieur le président de la F3SCT,
Lors de la prochaine Formation spécialisée santé sécurité et conditions de travail du 5 février seront présentées les réponses de l’administration au rapport d’inspection de l’ISST (Inspecteur en santé et sécurité au travail) du ministère concernant le site de Richelieu. Ces réponses, si elles sont intéressantes nous semblent néanmoins lacunaires, c’est pourquoi nous vous soumettons un certain nombre de propositions.
« Il a été constaté que tous les départements ne disposent pas d’espaces de convivialité adaptés ou de tisanerie » souligne le rapport p. 25. En l’absence de locaux disponibles dans les départements, nous demandons un véritable aménagement de la cour Tubeuf (qui est réservée aux personnels) à l’image de ce qui a été fait pour les lecteurs dans la cour d’honneur : végétalisation, mise en place de structures pour protéger du soleil ou de la pluie, installation d’un distributeur de boissons à proximité, etc., afin d’en faire, dès le printemps, un véritable lieu de convivialité et de repos où tous les personnels pourraient se retrouver. Alors que les « rues jardin » au niveau A1 à Tolbiac ont été aménagées, le site Richelieu ne doit pas être oublié.
Le rapport d’inspection souligne que certains espaces de Richelieu ne sont pas climatisés (p. 78). Il n’y a pourtant aucune réponse de l’administration à la recommandation 34 à ce sujet. A la demande de la CGT, suite à la F3SCT exceptionnelle de juillet 2025 concernant les phénomènes caniculaires, un état des lieux des espaces de travail non climatisés devait être réalisé. Nous demandons toujours la présentation de ce document.
Afin de répondre à la recommandation 34 du rapport, la CGT demande des améliorations en deux temps : dans l’immédiat, la pose de stores, de films filtrants et isolants sur les vitres (comme réalisée dans la partie rénovée du site des Archives nationales l’année dernière), la mise en place de climatiseurs mobiles, puis dans un second temps, l’installation d’une véritable climatisation dans les locaux.
Ces questions sont inscrites dans le plan de prévention des risques professionnels de la BnF depuis des années sans que de réelles actions n’aient jamais eu lieu. L’évaluation réglementaire des risques professionnels concernant ces aspects n’est toujours pas terminée à Richelieu alors que la première partie du bâtiment a été rénovée et livrée en 2016 et la seconde en 2022.
Le rapport de l’ISST incite donc dans sa recommandation 30 pour que « le repérage des situations de travail génératrice de TMS soit prioritairement amélioré, c’est-à-dire :
Cette situation est d’autant plus préjudiciable que les formats des collections de Richelieu sont souvent atypiques (taille, poids, etc.) et les moyens de manutentions pas nécessairement adaptés si ce n’est inexistants. De même de nombreux métiers d’art travaillant à Richelieu exécutent des gestes répétitifs générateurs de TMS.
Il revient, conformément au cadre réglementaire, aux services de la BnF de réaliser l’évaluation de ces situations de travail et de proposer des solutions afin d’améliorer les conditions de travail. L’installation d’électro-aimants permettant de maintenir ouvertes les très nombreuses portes coupe-feux pour faciliter le passage des chariots dans les couloirs est une première réponse mais ne serait suffire.
Par ailleurs en l’absence de propositions concrètes de l’administration, nous souhaitons reprendre certaines constats (p. 86) et la recommandation 38 du rapport, les rappeler et proposer des pistes d’améliorations :
Enfin, les formations PRAP (Prévention des Risques liés à l’Activité Physique) notifiées dans le rapport ne sont pas inscrites dans le plan de formation 2026 présenté au CSA du 11 décembre 2025.
Le rapport d’inspection souligne que les questions genrées doivent être prises en compte par la BnF et qu’une personne sur 10 menstruée est touchée par l’endométriose ou les dysménorrhées (p. 29). La CGT réclame toujours un plan d’action sur ces questions (congé de santé hormonale, formation et sensibilisation à la santé hormonale, aménagements de poste, etc.).
Comme le souligne le code du travail (article R42 14-26), les locaux de travail doivent être accessibles aux travailleurs handicapés. Si des rampes existent à l’intérieur des locaux permettant de circuler en fauteuil roulant, à l’inverse les portes badgées permettant de pénétrer dans les départements ne sont pas automatiques. A Richelieu, comme à BFM, nous demandons la mise en place de grooms automatiques sur ces portes afin de répondre à la recommandation 31 du rapport à savoir « faciliter la circulation de toutes les personnes dans l’enceinte de l’établissement et notamment des personnes à mobilité réduite ».
La recommandation 41 insiste sur la nécessité d’installer une hotte fixe afin d’aspirer les émanations de produits chimiques utilisés dans les ateliers. Aucune localisation, ni calendrier ne sont cependant précisés dans la réponse de vos services. La CGT réclame un état des lieux des besoins et l’installation de hottes fixes partout où cela est nécessaire.
Les représentants CGT à la F3SCT
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