▌RICHELIEU PREND L’EAU, NOUVELLE DOUCHE FROIDE POUR LES PERSONNELS

1. La liste des inondations et infiltrations d’eau dans les espaces de travail et les locaux conservant les ouvrages de Richelieu s’allonge inexorablement depuis cet été. Après celles ayant touché les magasins du département des Manuscrits (les 10 et 24 juillet, 8 et 9 août), celles des espaces attenant à la salle Labrouste (les 10 juillet, 25 août et 14 sept.), celle de l’école des Chartes (le 17 mai)… Depuis le 29 décembre c’est au tour des bureaux du service des Manuscrits médiévaux d’être durement touchés (les peintures et les placoplatres de tout l’étage sont à refaire). Non loin, dans une autre aile, ce sont également des infiltrations d’eau au sein du service des Manuscrits contemporains.

2. L’OPPIC, l’opérateur du ministère de la Culture gérant les travaux, responsable ? Lors du CHSCT du 22 septembre, l’administration avait annoncé l’envoi d’un courrier de la présidente de la BnF à Clarisse Mazoyer, présidente de l’OPPIC, au sujet des trop nombreuses malfaçons constatées (voir la longue liste dans notre compte rendu de CHSCT : ici). Puis face à la mobilisation des personnels (voir ici), c’était au tour de la directrice générale de monter au créneau et d’annoncer le 12 décembre dans un courrier aux agents « qu’une réunion de travail spécifique (serait) programmée en janvier avec la direction générale de l’OPPIC pour dresser l’état des lieux des dysfonctionnements persistants en zone 1 afin de prendre les dispositions techniques et juridiques de nature à les réduire dans les meilleurs délais ». Il serait temps !

3. Pour la CGT, il y a bien, au-delà du choix contestable de la direction de relancer dans la précipitation l’activité de la zone rénovée il y a un an (ici), un problème de partage des responsabilités avec l’OPPIC concernant le traitement des malfaçons et des dysfonctionnements constatés, mais également de la lenteur (toujours côté OPPIC) à intervenir. De fait, ce sont les personnels, que ce soient ceux des Services technique de la BnF ou ceux de Richelieu, qui en payent les conséquences. Cela n’est plus acceptable.