▌ EN BREF, LE NOUVEAU CONTRAT DE PERFORMANCE 2017-2021 DE LA BnF

► Côté personnels

dossier-loupePour mémoire, la CGT a dénoncé les deux précédents contrats car ils engageaient de nouveaux projets tout en réduisant les budgets et les effectifs. Pour ce 3e contrat, la BnF entend mettre en cohérence les objectifs et les moyens. Une bonne chose sur le principe mais en réalité intenable. En effet, les nouveaux projets sont toujours aussi nombreux (nouvelle politique des publics, création d’une cinquième direction, évolution de l’outil de production du catalogage et des formats, projet Richelieu, etc.). Tout cela avec des effectifs en baisse et des crédits en berne (plus de 270 suppressions de postes et moins 5 millions de budget depuis 2009).

Dans ces conditions, il est plus que probable que la réalisation des objectifs de ce contrat se fera au détriment de la qualité des activités et des conditions de travail des personnels. Rappelons qu’en 2016, les heures écrêtées (heures non récupérées) des agents de la BnF s’élevaient à plus de 70.000 heures de travail «gratuit», soit l’équivalent d’environ 50 emplois à temps plein.

► Côté missions

Alors que la conservation des collections est une mission fondamentale de la bibliothèque, la BnF ne semble plus avoir de politique de conservation à hauteur de son statut de bibliothèque nationale et patrimoniale. Non seulement son budget a baissé de 30% en quelques années, mais la conservation est désormais presque exclusivement vue sous l’angle de la numérisation et des demandes des lecteurs (ici). La campagne prioritaire de numérisation des hors d’usage et urgents lecteurs en est l’exemple le plus frappant. Pour la CGT, la conservation n’est pas seulement numérique et ne doit pas être réalisée au détriment de la conservation et de la restauration des documents physiques.