
La CGT ne cesse de le répéter, la question de l’emploi est cruciale pour l’établissement, pourtant les politiques de la direction interrogent et sont plus que jamais controversées.
Après une stabilisation observée depuis 2019, les suppressions de postes ont repris en 2024 avec l’instauration de la nouvelle règle du « schéma d’emploi ». Cette logique de flux, entre entrées et sorties de personnel sur une année, s’est révélée désastreuse pour l’établissement. En 2025, 28 postes ont disparu, dont 13 non programmés, résultat d’une gestion défaillante. Sur une période de trois ans, la BnF a ainsi perdu 50 emplois, une hémorragie inacceptable aux conséquences lourdes. Non seulement ces suppressions aggravent les difficultés opérationnelles quotidiennes, mais elles créent également un climat d’incompréhension et de défiance envers une direction accusée de détruire des emplois.
La situation est tout aussi préoccupante concernant le recrutement. Alors que le ministère de la Culture prépare l’organisation de concours pour plusieurs filières (administrative, accueil et surveillance et métiers d’art), la direction a décidé de ne réserver aucun poste, une première au sein des établissements du ministère. Cette politique est également appliquée à l’enseignement supérieur avec la filière bibliothèque, pourtant cœur de mission de la BnF. Cette filière connaît les destructions d’emplois massives et les départs ne sont plus compensés (24 départs en retraite en 2025 pour seulement 7 sorties de concours et 6 arrivées par le mouvement POPPEE). De plus, la direction refuse d’organiser un nouveau recrutement interne pour les magasiniers. Les conséquences sont catastrophiques, à titre d’exemple le corps des conservateurs de bibliothèques a perdu en 15 ans 24% de ses effectifs, celui des techniciens d’art -29% et des magasiniers -30%.
Pour les agents contractuels, la direction privilégie les CDD de trois ans avant toute proposition de CDI, prolongeant ainsi une précarité injustifiée qui pourrait être évitée par un CDI dès l’embauche.
Concernant la mobilité interne, le mécontentement grandit. Le nombre d’offres est nettement insuffisant, limitant fortement les perspectives d’évolution des agents. Cette situation rend la mobilité interne difficile voire quasi impossible, d’autant que la concurrence avec des candidats externes se fait de plus en plus intense. Les catégories C et B sont les plus touchées, l’administration privilégiant la publication de postes de catégorie A.
Face à ce constat, la CGT affirme que les choix actuels de la direction compromettent l’accomplissement des missions de la BnF et dégradent les conditions de travail. La défense et le renforcement des effectifs par des emplois stables et pérennes devraient constituer une priorité pour la direction, or celle-ci détruit l’emploi titulaire, multiplie l’embauche de personnel précaire à la merci des prochaines coupes budgétaires et restreint l’évolution de carrière de ses personnels en réduisant les offres de mobilité. C’est pourquoi, la CGT réclame un changement profond de la politique de l’emploi de la BnF.
Intersyndicale CGT – SUD Culture de la BnF A la BnF et dans toute la Fonction publique > GREVE et +
Dans ce numéro 50 du journal Des Livres et Vous : > POUR LIRE NOTRE JOURNAL C’EST : ICI +
Depuis plusieurs années, les possibilités de mobilité interne au sein de la BnF s’amenuisent, confirmant une tendance lourde et inquiétante. +
Organisée par l’administration en septembre 2025, 134 collègues encadrant.e.s ont répondu au questionnaire : 93 chef·fes de service, 22 directeurs et +
En application du Décret n° 94-3 du 3 janvier 1994, notre établissement a pour mission « de collecter, cataloguer, conserver et enrichir +
Monsieur le Président de la F3SCT1, La CGT tient à vous alerter concernant plusieurs points du dispositif « Plan canicule 2026 » de la BnF. Depuis le mois de mai, nous avons déjà connu plusieurs épisodes de chaleur +