▌UN MK2 DANS LA BnF, UNE AFFAIRE (QUI) TROUBLE, PARTIE 1

billets-eurosAlors que le manque d’espace à Tolbiac devient criant du fait de l’accroissement des collections et que les baisses de budget et les suppressions de postes touchent de plein fouet l’établissement, cette affaire qui a coûté plusieurs millions d’euros à la bibliothèque laisse dans la bouche des personnels un goût particulièrement amer.

Souvenons-nous, en octobre 2011, Bruno Racine, le président de la BnF, nous avait « vendu » l’arrivée de ces 4 salles de cinéma dans la bibliothèque comme le moyen de créer une nouvelle entrée côté hall Est sans « débourser » un centime puisque la société MK2 s’était engagée à prendre en charge le chantier à hauteur de 2,2 millions (en échange toutefois d’une occupation gratuite des lieux pendant 5 ans…).

La signature de cette convention d’occupation est néanmoins intervenue au moment où l’on bouclait le projet de refonte de la bibliothèque d’étude (occupant la partie supérieure de la BnF). En urgence, il a donc fallu revoir et repenser l’aménagement et la structuration des halls Est et Ouest par lesquels sont accueillis les usagers.

Du budget initialement prévu pour le réaménagement du Haut-de-jardin évalué à l’époque à 3 millions d’euros hors taxes, on est passé, en raison notamment de l’installation du MK2, à 5,5 millions (modification de la maîtrise d’œuvre, enlèvement du travelator Est qui permettait d’accéder à l’esplanade, nouveaux aménagements des halls, surcoûts induits par les salles de cinéma et non pris en charge par MK2, etc.).

De fait, à l’inverse de ce qu’affirme la direction de la BnF, l’arrivée de la société MK2 dans nos murs a coûté extrêmement chère à l’Etat et à la bibliothèque en pleine période de restriction budgétaire !

LA SUITE LA SEMAINE PROCHAINE AVEC L’ANALYSE DU CONTRAT SIGNÉ AVEC MK2 (désormais ICI)