▌PRIMES DE NOËL : LA DIRECTION FACE À LA COLÈRE DES PERSONNELS

Le jeudi 11 janvier à 9h30, dans la salle du conseil et les couloirs attenants, résonnaient les slogans des personnels en colère contre la décision de l’administration d’octroyer aux seules catégories A 700 euros de surprime de fin d’année (voir : ici). Egalement dans le viseur des manifestants, le projet d’attribuer en 2018 cette surprime (le CIA) à la tête du client.

Pendant une heure, un dialogue tendu entre les représentants des personnels CGT, FSU, Sud et la Présidente de la BnF a abouti à deux engagements sur les 3 demandes initiales :

  1. le dispositif de fin d’année existant depuis 2011 et son positionnement social est pérennisé
  2. le CIA (la surprime) ne sera pas attribué au bon vouloir des chefs de service
  3. concernant l’attribution de 700 euros à tous les personnels (les B et les C ont touché seulement 330 euros et les vacataires rien) : refus de l’administration, néanmoins une réunion est programmée le 5 février sur ces questions. La CGT redemandera 700 euros pour tous.

Comme à chaque fois que les personnels se mobilisent, les choses avancent tout d’un coup plus vite. La CGT tient donc à remercier chaleureusement les quelques 70 collègues qui se sont déplacés ce jeudi matin, dont de nombreux syndiqués CGT. Pour notre organisation syndicale, ce n’est qu’un début puisqu’à la BnF c’est l’ensemble du système des primes qu’il faut revoir en raison de son opacité et de son iniquité.

Les personnels de la BnF réunis en assemblée générale le 9 janvier 2018 avaient voté la déclaration suivante : 

« Nous, personnels de la BnF, nous opposons à l’application du Complément Indemnitaire Annuel (CIA) tel qu’il a été mis en place pour l’année 2017, à savoir une surprime de 700 euros aux seuls titulaires de catégorie A et 330 euros pour les autres titulaires, en excluant les contractuel-le-s qui touchent la prime de fin d’année BnF.

Nous condamnons les choix injustes de la direction qui divisent et hiérarchisent les personnels selon leurs catégories alors que l’ensemble des personnels participe au bon fonctionnement de l’établissement dans un contexte de restrictions budgétaires et de suppressions de postes toujours plus contraignant.

Nous demandons concernant le dispositif 2017, l’attribution du même montant de 700 euros de manière égalitaire à tous les agents qui bénéficient de la prime de fin d’année.

Pour les années à venir, nous demandons le maintien et la pérennité du dispositif de fin d’année tel qu’il existe depuis 2011 dans notre établissement. Ce dispositif est le fruit de mobilisations des personnels et porte des valeurs à caractère social dont la bibliothèque peut être fière, en attribuant des primes de fin d’année plus élevées aux rémunérations les plus faibles. 

Si en plus de la prime de fin d’année, un reliquat est disponible, nous demandons qu’il soit attribué à l’ensemble des personnels éligibles à la prime de fin d’année BnF en préservant son positionnement social et sans modulation en fonction de l’avis des chefs de service ».