▌DLV > Des Livres et Vous, journal de la CGT BnF #28

Dans ce numéro 28 du journal Des Livres et Vous :

  • Agents, missions et statut public : quel avenir ?
  • Inégalités de traitement femmes-hommes à la BnF
  • Prime de fin d’année, les 1er acquis de la lutte
  • Victoire syndicale sur le temps de travail et les salaires en Allemagne
  • Pourquoi se syndiquer est-il essentiel ?
  • Appel de la CGT pour que vive le Ministère de la culture
  • Agir pour le salaire et les week-ends des vacataires
  • La BnF au « Louvre » d’Abi Dhabi, pas de quoi être fier

► LIRE LE JOURNAL : ICI

▌UNE CONTRE EXPOSITION POUR LES 20 ANS DE LA BIBLIOTHÈQUE FRANÇOIS MITTERRAND

20 ans après l’ouverture de la bibliothèque François Mitterrand, aux polémiques liées au projet et à la plus longue grève qu’ait connue la BnF, la direction a souhaité dérouler un tapis rouge à Dominique Perrault, l’architecte du monument, pour fêter cet anniversaire.

La CGT BnF, quant à elle, a décidé d’organiser avec les personnels une contre exposition afin de montrer l’envers du décor.

Cet événement virtuel est l’œuvre des agents de la bibliothèque, ce sont leurs photographies et vidéo, leurs visions du bâtiment, leurs critiques des lieux.

> Découvrez ce travail : ICI

 

▌DESTRUCTION DES ARCHIVES DU DEPOT LEGAL DE LA BNF

Les Archives nationales ont procédé en 2016 à la destruction, après échantillonnage, de trois versements d’archives versés par la BnF. Il s’agit des déclarations individuelles de dépôt légal des imprimés de 1925 à 1968, des déclarations de dépôt légal pour les périodiques de 1939 à 1991 et enfin des minutiers chronologiques de l’administration de 1932 à 1990.

Dès 2015, les Archives nationales s’étaient rapprochées de la BnF afin de mener une analyse sur les fonds sériels déposés aux Archives et repérer ceux qui pourraient faire l’objet de tris et ne garder que des échantillons ou spécimens.

Suite à cette réflexion, il a été préconisé la mise en place d’une DUA (durée d’utilité administrative) de 10 ans quelque soit le support, papier ou numérique, à l’issue de laquelle les déclarations de dépôt légal sont détruites après un échantillonnage élaboré selon le cadre méthodologique du service interministériel des archives de France.

A noter, que la BnF n’a pas été informée de ces destructions alors qu’il est nécessaire d’obtenir un visa d’élimination de la part de la collectivité productrice des archives. La bibliothèque s’est toutefois autorisée un courrier aux Archives en mars 2017 pour s’en plaindre.

Concernant les archives du dépôt légal détruites, la perte est irréversible (entre autres, l’année 1968 a été éliminée) puisque la BnF ne possède pas de doubles de ces fonds. Ainsi des informations uniques ont disparu, comme les chiffres du tirage, les noms des déposants qui peuvent être différents des éditeurs ou imprimeurs. C’est par exemple le cas de l’auto-édition où les données liées à la personne physique ou morale qui effectue le dépôt peuvent être juridiquement utile pour la reconnaissance de droits d’auteurs (aujourd’hui l’auto-édition représente 17% des dépôts).

A plusieurs reprises, la CGT BnF a interpellé la direction de la BnF au sujet de ces destructions, alors même que la communauté des chercheurs, universitaires ou simples citoyens s’alarmaient que par manque de place, la politique de collecte des archives publiques doit désormais « être concentrée sur les archives essentielles pour les générations futures ».

Pour la CGT-BnF, l’utilité de ces documents, de leur intérêt historique et de leur exploitation ne devraient pas se poser en terme de budget et de place.

La CGT-BnF s’oppose à toutes nouvelles destructions de ces archives et demande une réflexion collective approfondie sur cette question. Le Comité d’histoire de l’établissement ou son Conseil scientifique pourraient être utilement consultés.

L’avenir de la recherche historique nécessite que ces choix soient discutés de façon démocratique et transparente, d’autant plus dans le contexte actuel où l’on peut légitimement s’inquiéter de la notion « d’archives essentielles ».

▌MAGASINIERS & VACATAIRES : 5 RAISONS D’AGIR TOUS ENSEMBLE

1. UN TRAVAIL DE MAGASINAGE DIFFICILE QUE LE SOUS-EFFECTIF DÉGRADE. Par rapport à d’autres bibliothèques, les conditions d’activités de la BnF sont particulièrement pénibles : locaux aveugles au quotidien, marche soutenue, travail répétitif, port de charges, sous-effectif chronique… Sans que ces difficultés ne soient prises en compte.

  • pour améliorer les conditions de travail, renforçons immédiatement les équipes par l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers (48 postes dont 1/3 de vacataires lauréats devant être appelés dans les 2 ans à venir)
  • agissons pour une nouvelle vague de titularisations des personnels précaires

2. VACATAIRES : LA BNF VOUS DOIT DE L’ARGENT ET DU TEMPS. La rémunération ʺhoraireʺ des vacataires est désormais en dessous du salaire indicé des magasiniers en début de carrière. De même, la majoration des heures en soirée (19h-20h) et du dimanche à l’image des autres catégories de personnels n’est toujours pas mise en place.

  • la CGT, réclame le relèvement du salaire des vacataires, la majoration des heures en soirée et du dimanche (1h de travail ouvre droit à 1h de récupération) et la comptabilisation réelle du temps de travail.

3. PRIMES IAT DES MAGASINIERS : 698 EUROS/AN DE MOINS PAR RAPPORT AUX BIBLIOTHÈQUES UNIVERSITAIRES. Si les magasiniers des BU (bibliothèque universitaire) touchent en moyenne 2.796 euros par an (soit 233€/mois) d’IAT, à la BnF par contre ils n’ont que 2.100 euros (soit en moyenne 175 €/mois).

  •  réclamons un relèvement à 2800€/an d’IAT minimum pour tous.

4. TRAVAIL LE WEEK-END : FAIRE TOUJOURS PLUS DE SAMEDIS OU COMMUNIQUER EN DIFFÉRÉ ? A force de supprimer des emplois de magasiniers (une centaine depuis 2009), les effectifs malgré la présence de « vacataires » sont désormais insuffisants pour assurer toutes les plages de travail le samedi (limité dans l’année à 10 par agent titulaires à Tolbiac selon le Règlement intérieur que la direction souhaite donc réviser).

  • la CGT propose de mettre en place un système de communication en différé le samedi (les demandes étant prélevées le vendredi et rangées le lundi par des équipes renforcées, les samedis étant désormais sans com. directe.) afin de permettre au plus grand nombre de profiter du week-end et augmenter les effectifs le reste de la semaine.

5. REPOS : DOUBLER LE NOMBRE DE JOURS COMPENSATOIRES POUR TRAVAIL EN LOCAL AVEUGLE. Rappelons d’abord que c’est grâce aux rayons ultra-violets du soleil que l’organisme peut synthétiser la vitamine D. Sa carence provoque la baisse des défenses immunitaires, des douleurs musculaires, augmente le risque de fracture et les problèmes de sommeil…

  • alors que les personnels de BU ont d’avantage de vacances que ceux de la BnF, le nombre de jours de congés compensatoires lié aux locaux aveugles doit impérativement passer de 2 à 4 jours pour l’ensemble des personnels y intervenant.

▌COMPTE RENDU CGT DU COMITÉ TECHNIQUE DE LA BnF DU 9 MARS 2018

A l’ordre du jour de ce CT :

  1. Evolution de l’organisation du Département des systèmes d’information (DSI)
  2. Création de la Direction des publics (DPU)
  3. Réaménagement du Hall Est
  4. Bilan de la formation 2017
  5. Plan de formation 2018
  6. Réorganisation de la DdRH

► VOIR NOTRE COMPTE-RENDU : ICI

▌LE 22 MARS, LA BnF EN GREVE : ANALYSE, CHIFFRES ET FAITS

La mobilisation du 22 mars a été particulièrement suivie dans notre établissement (voir ci-dessous le détail des perturbations).

Jeudi après-midi, ce sont également 120 à 150 personnes qui ont défilé derrière la banderole « BnF en grève ». Plusieurs sites, différents statuts (titulaires, contractuels et vacataires), catégories (A, B et C) et métiers (magasiniers, administratifs, bibliothécaires, métiers d’Art, conservateurs, techniciens… et un certain nombre de chefs de services !) étaient présents.

Si cette forte mobilisation est la conséquence d’un ras-le-bol général, elle est aussi l’expression d’un rejet massif des contres réformes du gouvernement (Action publique 2022) et du discours de ce dernier envers les agents de la fonction publique.

Présentés comme un fardeau, une entrave, une charge pour l’Etat, plombant les finances publiques et travaillant mal (« pas assez efficace »), les personnels sont exaspérés de cette stigmatisation alors qu’ils œuvrent tous les jours, dans des conditions parfois très difficiles, au bon fonctionnement des services publics.

Marre également des discours qui opposent ceux qui n’ont pas grand-chose à ceux qui n’ont pas beaucoup plus : les retraités toucheraient des pensions « démesurées » par rapport aux actifs, les personnels du public ou de la SNCF seraient « des privilégiés » par rapport à ceux du privé, les salariés en CDI seraient trop « rigides » par rapport aux CDD… Par contre rien concernant ceux qui accumulent toujours plus de richesse à part une réforme de la fiscalité en leur faveur

L’objectif du gouvernement est de nous diviser, alors restons unis et solidaires, continuons la mobilisation.

► Mobilisation réussie > de très importantes perturbations :

Le site François-Mitterrand  :
  • aucune communication de documents n’a été assurée
  • les salles A (matinée), E, F et de la mezzanine de la salle J n’ont pas pu être ouvertes de la journée. Les salles K, L, M et P ont dû être fermées à 17h30 au lieu de 20h
  • fermeture de l’Accueil général à 17h au lieu de 19h
  • fermeture du Bureau des badges et des clés

Le site Richelieu  :

  • les salles de lecture du département des Manuscrits et du département des Arts du spectacle sont restées fermées
  • aucune communication de documents n’a été assurée au département des Estampes et photographies
  • le département de la Musique a dû être fermé 17h (communication des documents perturbée)

La Bibliothèque de l’Arsenal a fermé à 17h.

▌PREAVIS DE GREVE BNF POUR LE 22 MARS 2018

Après les mesures régressives imposées aux salarié.e.s du secteur privé, celles concernant les personnels de la Fonction publique s’accumulent : nouveau gel de la valeur du point d’indice aux conséquences désastreuses pour le pouvoir d’achat, rétablissement injuste et inefficace du jour de carence en cas d’arrêt maladie, hausse de la CSG, nouvelles baisses d’effectifs dans des administrations déjà gravement impactées par les suppressions antérieures, coupes drastiques dans les crédits publics socialement utiles, transferts au secteur marchand de missions publiques…

Si à la BnF, la mobilisation des personnels de 2016 et 2017 ont pu éviter de nombreuses suppressions de postes et d’importantes baisses de crédits, la nouvelle réforme de l’Etat (Action publique 2022), en reprenant de vieilles recettes éculées, va une fois de plus abîmer les personnels et les missions de la bibliothèque. Cette perspective n’est pas acceptable, cela d’autant plus que les conditions de travail dans notre établissement s’aggravent : sous-effectif, surcharge et tensions dans les équipes…

La destruction de quelques 270 postes depuis 2009, la crise persistante de la DdRH, l’absence de suivi des décisions, les problèmes de gouvernance, l’empilement de projets non priorisés, les réorganisations de services qui se succèdent depuis plusieurs années, les difficultés liées aux travaux de Richelieu concourent à cette dégradation. Quant au sentiment de la perte de sens de nos missions, celui-ci est partagé par un nombre croissant de collègues, toutes catégories confondues.

C’est pour ces raisons que les organisations syndicales CGT-BnF, FSU, SUD Culture déposent un préavis de grève à compter du jeudi 22 mars 2018 pour l’ensemble du personnel de la bibliothèque. Nos revendications portent sur les points suivants :

  • L’arrêt définitif des suppressions de postes prévues pour les années à venir et un renforcement des effectifs partout où cela est nécessaire
  • Des budgets à hauteur des besoins et de la réalisation des missions : refus de nouvelles coupes budgétaires et augmentation des crédits
  • L’amélioration des conditions de travail notamment des personnels travaillant à Richelieu/Louvois et l’accélération du plan d’action en faveur de ceux et celles travaillant en local aveugle
  • Plus de transparence et d’équité concernant les carrières et les primes (mise en place de procédures et de critères connus de tous, règlement prioritaire des inégalités de traitement les plus flagrantes, etc.)
  • Aucune vente de bâtiments appartenant à la BnF et l’arrêt de la marchandisation de son patrimoine immobilier, en particulier à Richelieu/Louvois, ainsi que l’abandon des projets de fusion des salles de lecture qui en découlent
  • L’appel complet et immédiat de la liste complémentaire du dernier recrutement sans concours de magasiniers afin de répondre aux difficultés croissantes rencontrées dans les départements et l’organisation rapide en 2019 d’un nouveau recrutement
  • Pour les personnels contractuel-le-s à temps incomplet, l’application complète du protocole d’accord de fin de grève de juillet 2016 (comptabilisation réel du temps de travail, majoration des heures en soirées et le dimanche, accès au recrutement sans concours à tous les vacataires avec un volet interne, etc.)
  • L’arrêt des réorganisations et des nouvelles matrices de planification du service public menées à la demande de la DCO notamment à PHS en raison de la dégradation des conditions de travail qu’elles génèrent.

L’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture de la BnF

▌LE 22 MARS, POURQUOI LA BnF SERA EGALEMENT EN GREVE ?

Intersyndicale CGT BnF, FSU, Sud Culture

NON au démantèlement de la Fonction Publique > Retrait de l’Action publique 2022

MANIFESTATION 22/03 à 14h BERCY > RDV BnF : marches du Palais des sports

Qui peut raisonnablement penser, alors qu’il n’y a jamais eu autant de richesses produites dans ce pays, que nous n’aurions plus les moyens de faire vivre une Fonction publique forte au service de toutes et de tous, et implantée partout sur le territoire ? Après le Code du travail et les salariés du privé, c’est au statut de la Fonction publique, à ses missions et à ses agents d’être durement attaqués par le gouvernement. Face à ces politiques de régression appelées Action publique 2022, sept syndicats ont décidé d’organiser à partir du 22 mars une contre-offensive unitaire afin de s’opposer aux : 

  • 120.000 nouvelles suppressions de postes dans la fonction publique
  • Baisses du pouvoir d’achat (nouveau gel du point d’indice servant à calculer nos salaires, hausse de la CSG, jour de carence en cas d’arrêt maladie)
  • 15 milliards de coupes budgétaires et des missions de service public qui disparaissent
  • Rémunérations au « mérite » en fonction des objectifs (évidemment en hausse) de l’employeur
  • Remise en cause des garanties collectives (CHSCT, CAP…)
  • Recours amplifié aux personnels contractuels et à plus de précarité

> La BnF, ses missions et ses effectifs ont déjà été durement touchés par ces politiques régressives avec plusieurs millions de coupes budgétaires et 270 emplois supprimés depuis 2009. Néanmoins, à chaque fois que les personnels se sont mobilisés en nombre, il a été possible de mettre en échec ces mesures ou d’en limiter la portée, mais également de gagner sur des revendications locales. Cela a été le cas en 2013, 2016 et 2017.

Faisons de 2018 une nouvelle année de mobilisations et de victoires à la BnF pour les missions et l’emploi, pour plus de transparence et d’équité concernant les carrières et les primes, pour améliorer les conditions de travail notamment de ceux et celles travaillant en local aveugle et à Richelieu, pour améliorer la situation des plus précaires, contre la vente et la marchandisation du patrimoine immobilier de la BnF, contre les réorganisations incessantes facteurs de Risques Psycho-Sociaux… LE TRACT DANS SON INTÉGRALITÉ : ICI

GREVE NATIONALE – CFTC, CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires

MANIFESTATION 22/03 à 14h BERCY > RDV BnF : marches du Palais des sports

▌ENTRETIEN PROFESSIONNEL : CONTENU ET RECOURS

Les personnels du public comme du privé sont désormais régulièrement évalués sur leur capacité à remplir des objectifs alors que dans le même temps, nous assistons à une réduction généralisée des moyens indispensables pour les atteindre (baisse d’effectifs, de budgets…). Trop souvent lorsque les salariés ne parviennent pas à répondre aux objectifs, ce n’est évidemment pas cette politique d’abaissement des moyens qui est remise en cause mais leurs compétences. Ce système pervers génère chez de nombreux personnels lassitude et écœurement, voire de la souffrance au travail.

► La campagne 2018 des entretiens professionnels vient de commencer :

  • pour les agents de la culture : les comptes rendus doivent être retournés au ministère le 6 avril au plus tard
  • pour les agents de l’enseignement supérieur : retour au ministère le 29 juin
  • pour les agents non titulaires : la campagne se termine également le 29 juin

La CGT a interpellé la direction à plusieurs reprises sur les règles et le déroulement des entretiens et cela a porté ses fruits puisque la Directrice générale a cadré l’exercice dans une note diffusée sur Biblionautes : ici

► Le contenu de l’entretien (mené prioritairement par le chef de service) :

  • l’entretien se déroule en deux temps : le bilan de l’année écoulée et les objectifs pour l’année à venir. C’est également l’occasion de revoir la fiche de poste de l’agent et de procéder à sa mise à jour. C’est également le moment de faire le point sur la carrière de l’agent. En effet, le déroulement de carrière des agents (promotion pour les titulaires, avancement pour les contractuels) est fondé sur les appréciations portées au compte rendu de l’entretien.
  • le deuxième volet de l’entretien concerne la formation

L’entretien est un moment important car il constitue un temps d’échange, trop souvent le seul, entre l’agent et son chef de service. Ce temps d’échange doit se dérouler dans de bonnes conditions : il ne peut être question de fixer des objectifs inatteignables, il ne doit faire l’objet d’aucune forme de discrimination.

► S’il y a désaccord :

Après l’entretien, l’agent dispose d’un délai de 8 jours à réception du compte rendu pour en prendre connaissance, le commenter et le signer. La signature ne vaut pas approbation, elle signifie seulement que l’agent a pris connaissance du compte rendu.

Les voies de recours : l’agent dispose d’un délai de 15 jours après signature pour demander la révision du compte-rendu soit au niveau hiérarchique supérieur, soit en saisissant la DdRH. Une réponse lui est notifiée dans un délai de 15 jours.

Si le désaccord persiste, l’agent titulaire a 1 mois pour adresser un recours auprès de la CAP (Commission administrative paritaire). L’agent contractuel a 1 mois pour adresser un recours auprès de la CCPC (Commission consultative paritaire des contractuels).

▌MAGASINIERS : 4 RAISONS D’AGIR TOUS ENSEMBLE DÈS LE 22 MARS !

Parce que les préoccupations des magasiniers de la BnF rejoignent celles qui motivent la grève Fonction publique du 22 mars, tous ensemble, luttons pour obtenir des avancées locales et renforçons la mobilisation nationale ! 


1. UN TRAVAIL DE MAGASINAGE DIFFICILE QUE LE SOUS-EFFECTIF DÉGRADE. Par rapport à d’autres bibliothèques, les conditions d’activités de la BnF sont particulièrement pénibles : locaux aveugles au quotidien, marche soutenue, travail répétitif, port de charges, sous-effectif chronique… Sans que ces difficultés ne soient prises en compte.

  • pour améliorer les conditions de travail, renforçons immédiatement les équipes par l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers (48 postes dont 1/3 de vacataires lauréats devant être appelés dans les 2 ans à venir)

2. PRIMES IAT : 698 EUROS/AN DE MOINS PAR RAPPORT AUX BIBLIOTHÈQUES UNIVERSITAIRES. Si les magasiniers des BU (bibliothèque universitaire) touchent en moyenne 2.796 euros par an (soit 233€/mois) d’IAT, à la BnF par contre ils n’ont que 2.100 euros (soit en moyenne 175 €/mois).

  •  réclamons un relèvement à 2800€/an d’IAT minimum pour tous.

3. REPOS : DOUBLER LE NOMBRE DE JOURS COMPENSATOIRES POUR TRAVAIL EN LOCAL AVEUGLE. Rappelons d’abord que c’est grâce aux rayons ultra-violets du soleil que l’organisme peut synthétiser la vitamine D. Sa carence provoque la baisse des défenses immunitaires, des douleurs musculaires, augmente le risque de fracture et les problèmes de sommeil…

  • alors que les personnels de BU ont d’avantage de vacances que ceux de la BnF, le nombre de jours de congés compensatoires lié aux locaux aveugles doit impérativement passer de 2 à 4 jours pour l’ensemble des personnels y intervenant.

4. TRAVAIL LE WEEK-END : FAIRE TOUJOURS PLUS DE SAMEDIS OU COMMUNIQUER EN DIFFÉRÉ ? A force de supprimer des emplois de magasiniers (une centaine depuis 2009), les effectifs malgré la présence de « vacataires » sont désormais insuffisants pour assurer toutes les plages de travail le samedi (limité dans l’année à 10 par agent à Tolbiac selon le Règlement intérieur que la direction souhaite donc réviser).

  • la CGT propose de mettre en place un système de communication en différé le samedi (les demandes étant prélevées le vendredi et rangées le lundi par des équipes renforcées, les samedis étant désormais sans com. directe.) afin de permettre au plus grand nombre de profiter du week-end et augmenter les effectifs le reste de la semaine.

LE 22 MARS TOUS EN GREVE ET EN MANIFESTATION !

▌COMPTE-RENDU CGT DU CHSCT DU 09 FEV. 2018

  1. Un prix pour le chantier Richelieu, de qui se moque-t-on ?
  2. De nombreuses difficultés persistent dans la partie rénovée
  3. Les avancées et améliorations sur le site de Richelieu
  4. Implantation de l’atelier du département des Cartes et plans
  5. Projet de fusion des salles de lecture de la Musique et des Manuscrits
  6. L’organisation du travail des magasiniers à PHS et LLA
  7. Souffrance au travail au Service de l’action pédagogique de la DDC
  8. Evolution du Département des systèmes d’information

► VOIR NOTRE COMPTE-RENDU : ICI

▌COMPTE RENDU CGT DE LA COMMISSION CONSULTATIVE DES CONTRACTUELS DU 24 JANVIER 2018

A l’ordre du jour de cette CCPC :

  1. Contrats Relire et Indisponibles, BnF-Partenariat, conventions et programmes de recherches
  2. Recrutements, renouvellements, fins de contrats et réintégrations
  3. La CGT dénonce la suppression d’une CCPC dans l’année
  4. Changements de groupe au titre des années 2016 et 2017

► VOIR LE COMPTE-RENDU : ICI