IL FAUT SAUVER LES MÉTIERS D’ART DE LA BnF

Pour la première fois depuis plusieurs années et suite à la mobilisation de la CGT Culture des concours internes et externes sont prévus pour l’ensemble de la filière des métiers d’art (adjoint technique, technicien d’art et chef de travaux d’art). Il reste toutefois à déterminer parmi les 40 spécialités et métiers lesquels vont pouvoir bénéficier de cette ouverture de concours.

Depuis de nombreuses années, la Bibliothèque Nationale de France ne s’est pas donnée les moyens de préserver les effectifs de cette filière, notamment dans les différents métiers du papier (restaurateur de livres, doreur sur cuir, restaurateur de globes, restaurateur photographiques…), sans parler des concours internes qui depuis 1998 se comptent sur les doigts de la main malgré de nombreux départs.

Par ailleurs, la moyenne d’âge des restaurateurs est élevée sur les sites de Richelieu, Sablé-sur-Sarthe et Arsenal. De nombreux départs à la retraite vont intervenir ces prochaines années et il est nécessaire de prévoir un plan pluriannuel de remplacement afin de stopper les baisses d’effectif. Pour mémoire en 1992, le service restauration de Richelieu comptait 41 techniciens d’art et 1 chef des travaux d’art contre 20 techniciens d’art et 2 chefs des travaux d’art aujourd’hui.

La préservation des métiers, dont certains sont très rares et peu ou pas enseignés par l’Education nationale, ne peut se faire en dehors des ateliers. De fait, sans recrutement, pas de transmission des savoirs-faire de génération en génération. C’est pourquoi la CGT-BnF a demandé un rendez-vous urgent à Bruno Racine, président de la BnF, pour qu’il s’engage concrètement dans la sauvegarde de ces savoirs-faire en réclamant l’ouverture de postes au concours pour les spécialités intervenant à la BnF.
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