▌LA BNF AU « LOUVRE » D’ABU DHABI, PAS DE QUOI ÊTRE FIER !

Rappelons que la BnF est partie prenante de ce « musée » inauguré il y a quelques mois et situé aux  Émirats Arabes Unis en lui procurant plusieurs dizaines de pièces par an issues des collections patrimoniales de la bibliothèque (voir notre précédent article : ici).

Les informations ci-dessous dressent un panorama des principaux problèmes en matière de droits humains rencontrés aux Emirats Arabes Unis. Elles sont issues, entre autres, de l’ONG internationale Human Rights Watch

« Les Emirats Arabes Unis sont un Etat fédéral qui regroupe sept émirats, dont les villes d’Abou Dhabi et de Dubaï. Seuls 15% de cette population de 9 millions de personnes sont des citoyens des Emirats Arabes Unis. Il n’existe ni élections, ni principes démocratiques, ni séparation des pouvoirs. Les partis politiques sont prohibés. Les problèmes des droits humains majeurs sont les arrestations arbitraires des dissident-e-s et des professionnel-le-s des médias. Vient s’ajouter à cela le recours à la torture et à la violence dans les prisons. La peine de mort est pratiquée, bien que rarement.

D’importants droits fondamentaux, telles que les libertés d’expression, de la presse, de réunion et d’association, sont restreintes de façon disproportionnée. Par ailleurs, l’Etat empiète systématiquement sur la sphère privée et la communication à travers le web est strictement contrôlée. Les femmes sont discriminées par la loi et dans leur vie quotidienne. 

La violence à l’égard d’employé-e-s de maison et de travailleurs et travailleuses étranger-e-s qui ne jouissent guère de protection de la part de l’Etat contre l’exploitation et les abus est particulièrement répandue. La traite d’êtres humains et le travail forcé sont encore une réalité. »

> La CGT BnF continue de demander le retrait des dizaines de pièces de la Bibliothèque exposées à Abu Dhabi.

> Voir également notre article sur la marchandisation du bien commun à la BnF : ici