▌DÉCLARATION DES ORGANISATIONS CGT, FSU ET SUD AU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA BNF

Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs,

Suite à un préavis de grève déposé par la CGT BnF, la FSU et Sud Culture, ce sont des centaines d’agents de la bibliothèque qui ont cessé le travail cet automne pour dénoncer les politiques de régression du gouvernement et les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien à la BnF.

Entre les suppressions de postes, les problèmes de gouvernance (des services en crise laissés à l’abandon, une DRH exsangue, la multiplication des réorganisations, l’empilement des projets, etc), une qualité de vie au travail fortement dégradée dans de nombreux secteurs, un sentiment d’iniquité concernant les promotions et les régimes indemnitaires, la question des missions fondamentales mises à mal faute de moyens, la précarité, les difficultés liées au chantier de Richelieu ou au travail en local aveugle qui touchent des centaines d’agents, un service médical en déshérence… La liste est longue et les réponses de la direction de la BnF largement insatisfaisantes.

Si certains aspects peuvent être réglés en interne, la situation désastreuse dans laquelle se trouve la DRH, après plus de 2 ans de crise, empêche toutes avancées et la mise en oeuvre complète des engagements pris. Près de 50 % de son personnel a quitté la bibliothèque dont plus de 60% de cadres. Une nouvelle démission est encore intervenue il y a peu.

A cette réalité, viennent s’ajouter les difficultés récurrentes liées au manque de moyens que connaît notre établissement et aux quelques 270 suppressions de postes qui se sont accumulées ces dernières années, encore accentuée pour l’année 2018 par la baisse conséquente de la subvention pour charge de service public.

L’ampleur de la mobilisation des personnels de la BnF (plus de 700 jours de grèves cumulés cet automne) démontre l’urgence de la situation. Tous attendent désormais une parole et des actes forts du Ministère : renforcer les moyens et les effectifs de la BnF est devenu essentiel et urgent. C’est la condition pour permettre à la BnF d’assurer pleinement ses missions de service public, qui sont plus que jamais essentielles.

La CGT BnF, la FSU et SUD Culture BnF (CA du 30/11/2017)