▌Samedi 26 mai : GRÈVE & MARÉE POPULAIRE CONTRE LES POLITIQUES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES DE MACRON

Intersyndicale CGT BnF – SUD Culture

Plus de 50 organisations associatives, syndicales et politiques et de nombreux secteurs mobilisés (étudiants, santé, cheminots, entreprises en lutte, etc.) ont décidé de converger pour dénoncer les choix économiques et sociaux du gouvernement. Ces politiques d’un autre temps (cadeaux aux puissants, sacrifices pour le reste de la population) remettent en cause les principes d’égalité, de justice sociale et de solidarité.

► Une politique en faveur des plus riches :. la réforme de l’imposition au bénéfice des grandes fortunes, c’est 5 milliards/an en moins pour les services publics. En projet également, la suppression de « l’exit taxe » permettant d’imposer les entreprises qui quittent la France tout en profitant des nombreuses aides de l’Etat. Par contre, rien de concret contre la fraude fiscale (fraudes aux impôts sur les sociétés + des cotisations sociales des entreprises + sur le revenu = 60 milliards) et rien contre l’évasion fiscale.

► Une politique contre le pouvoir d’achat de la population :. hausse de la CSG pour les retraités et les personnels de la fonction publique, gel du point d’indice servant à calculer le salaire des agents de l’Etat, retour du jour de carence en cas d’arrêt maladie dans le public, baisse des allocations logement, en projet également la suppressions d’un nouveau jour férié et la baisse des aides sociales !

► Une politique contre les services publics et ses personnels :. avec 15 milliards d’euros de coupes budgétaires les hôpitaux, les écoles, les services publics sont encore une fois sacrifiés. Egalement annoncé dans le cadre « Action publique 2022 » : 120.000 nouvelles suppressions de

► Une politique qui casse le Code du travail :. avec la Loi travail n.2 (les ordonnances Macron) c’est toujours plus de facilité pour licencier, précariser, déroger aux conventions collectives, baisser les salaires, augmenter le temps de travail… L’usine PSA de Vesoul va ainsi pouvoir augmenter le temps de travail de ses ouvriers (casse des 35h) tout en baissant leurs salaires !

GREVE A BnF :

Une politique qui va amplifier les difficultÉs de la bnf : La bibliothèque, ses missions et ses effectifs ont déjà été durement abîmés : plusieurs millions de coupes budgétaires et 270 emplois détruits depuis 2009. 40 nouvelles suppressions de postes devraient intervenir rien qu’à la DCO.

sous effectif, réorganisations, précarité… les perSonnels en ont maRre : entre le sous-effectif chronique qui engendre la dégradation des conditions de travail, la multiplication des contrats courts de «vacataires», les réorganisations de services qui déstabilisent les personnels, les disfonctionnements de Richelieu, les difficultés de la médecine de prévention…

DES SOLUTIONS ? IL Y EN A : le refus des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019, l’appel immédiat de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers, la résorption de la précarité, la fin des réorganisations brutales du travail et des services, une accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle, la rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon de la fusion des salles de lecture à Richelieu !

26 mai, GREVE A LA BnF, RDV 10h hall Est > pour un festival des luttes a la bnf ! (apportez de quoi pique-niquer)

MANIFESTATION POPULAIRE 14H30 Gare de l’Est

▌RICHELIEU PREND A NOUVEAU L’EAU

Un violent orage a touché Paris le lundi 22 mai après-midi, occasionnant plusieurs fuites d’eau dans la zone rénovée du site Richelieu et Louvois.

Dans la salle Labrouste, salle historique et classée du site, la fuite serait due à une évacuation d’eau pluviale défaillante située dans la zone en chantier. La salle a été fermée au public vers 17h. Apparemment, aucune collection n’a été endommagée.

Une fuite a également été constatée dans la galerie Rondel (magasin classé contenant des collections) et dans un bureau à proximité. Cette infiltration provient d’un joint défaillant de la façade.

Des bureaux des départements des manuscrits ainsi qu’un magasin ont également subi de nouvelles inondations et infiltrations provenant de la toiture. Il n’y a pas de dommage sur les collections.

Enfin, un atelier du service de la reproduction situé au 1er sous-sol a été inondé en raison d’un trop plein du conduit d’évacuation.

A proximité, square Louvois, de l’eau s’est également infiltrée dans la salle de lecture du département de la Musique.

En photo la salle Labrouste avec bâches et caisses pour récupérer l’eau

> Notre précédent article sur les fuites (février 2018) : ici 

▌COMPTE-RENDU CGT DU CHSCT DU 13 AVRIL 2018

Dans ce compte-rendu du Comité hygiène, sécurité et conditions de travail :

1. Richelieu :

  • Du plomb dans les collections
  • Plusieurs évacuations du site
  • Toitures, façades et fuites d’eau
  • Richelieu musée, Richelieu galerie…
  • La salle Ovale, parcours touristique ou salle de lecture ?
  • Fusion des salles de lecture des Manuscrits et de la Musique : l’harmonieux désaccord
  • Implantation des ateliers à Richelieu : consternant

2. Crise et réorganisation de la DdRH

3. Bilan de la fermeture annuelle 2017 et dispositif de fermeture 2018

4. Amélioration des conditions de travail des agents en local aveugle

5. Alerte risques psycho-sociaux au Service de l’action pédagogique (DDC)

6. Implantation de fontaines à eau sur les sites BnF

► VOIR NOTRE COMPTE-RENDU : ICI

▌EN BREF : POURQUOI FAIRE GRÈVE A LA BnF et DANS TOUTE LA FONCTION PUBLIQUE LE 22 MAI

MANIFESTATION à 14h place de la République > RDV BnF : Angle Boulevard du Temple

POURQUOI FAIRE GRÈVE A LA BnF ?

>>> 270 postes ont été supprimés entre entre 2009 et 2016 (néanmoins les grèves ont contraint le ministère à stopper les destructions d’emplois programmées pour 2017 et 2018).

>>> Pour 2019, d’ores et déjà 40 postes seraient détruits à la DCO, combien d’autres suivront dans le reste de la BnF ? Pour nos missions et nos conditions de travail, obtenons le renforcement des effectifs.

>>> Faisons également grève pour obtenir plus de considération de la part de l’administration (non à la perte de 2 jours de congés en raison des travaux de fermeture en septembre, oui à une gestion transparente et équitable des carrières, des primes, etc.) !

POURQUOI FAIRE GRÈVE DANS TOUTE LA FONCTION PUBLIQUE :

>>> Pour s’opposer à une nouvelle baisse du pouvoir d’achat (gel du point d’indice ayant déjà entraîné une perte de 8% du pouvoir d’achat en 7 ans et de 16% depuis 2000), pour dire non à la hausse de la CSG (à peine compensée jusqu’en 2019) et au jour de carence en cas d’arrêt maladie.

>>> Pour dire non aux 120.000 nouvelles suppressions de postes dans la Fonction publique et aux 15 milliards de coupes budgétaires qui abîment les personnels et les missions

>>> Pour s’opposer au management de l’arbitraire (mise en place d’un salaire au mérite, casse des CAP garantes d’une gestion transparente des carrières et des mutations des titulaires, non à la disparition des CHSCT traitant les conditions de travail, etc.).

► VOIR LE TRACT INTERSYNDICAL BnF : ICI

► VOIR L’APPEL DES 9 SYNDICATS DE LA FONCTION PUBLIQUE : ICI

▌Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD : TOUTE LA FONCTION PUBLIQUE EN GREVE LE 22 MAI

Retrait du projet Action publique 2022 ! Gagnons sur les revendications locales BnF !

Action publique 2022 prévoit DÈS MAINTENANT :

  • 120.000 nouvelles suppressions de postes dans la fonction publique : après des années de baisse d’effectifs, qui fera le travail ? Va-t-on encore fermer des hôpitaux, des classes, des services, etc. ? Va-t-on encore dégrader les conditions de travail des personnels ?
  • Encore une baisse du pouvoir d’achat : refusons un nouveau gel du point d’indice (gel ayant déjà entrainé une perte 8% du pouvoir d’achat en 7 ans et 16% depuis 2000), une hausse de la CSG (à peine compensée jusqu’en 2019), un jour de carence en cas d’arrêt maladie.
  • 15 milliards de coupes budgétaires et des missions de service public qui disparaissent : avec 7 milliards d’euros en moins pour l’Etat (3 milliards pour les collectivités territoriales et 5 pour la sécurité sociale, les hôpitaux, etc.) le gouvernement prévoit l’abandon de missions, des privatisations et de la sous-traitance.
  • Rémunération variable en fonction des objectifs (évidemment en hausse) de l’employeur : cette politique inspirée du privé vise à donner aux « managers publics » (nommés ainsi dans les rapports) le pouvoir d’instaurer un salaire au « mérite » selon ses objectifs et son appréciation.
  • Remise en cause des garanties collectives : afin de mieux pratiquer l’arbitraire, le gouvernement souhaite casser les instances représentatives du personnel (en particulier les CHSCT traitant les conditions de travail et les CAP pourtant garantes d’une gestion transparente des carrières et des mutations des titulaires).
  • Recours amplifié aux personnels contractuels et à plus de précarité : bien que 20% des agents de la fonction publique, soit 1 million de personnes, soient déjà non titulaires et/ou précaires, le gouvernement préfère aggraver cette situation plutôt que de créer des postes de fonctionnaires.

La BnF, ses missions et ses effectifs ont déjà été durement touchés par ces politiques régressives : plusieurs millions de coupes budgétaires et 270 emplois supprimés depuis 2009.

Néanmoins, à chaque fois que les personnels se sont mobilisés en nombre, il a été possible d’obtenir d’importantes avancées. Cela a été le cas en 2016 et 2017 avec l’arrêt des suppressions de postes, la réduction importante de la précarité et des coupes budgétaires, l’amélioration de la prime de fin d’année, un plan d’amélioration des conditions de travail, etc.

Faisons de 2018 une nouvelle année de mobilisations et de victoires à la BnF pour les missions et l’emploi, pour plus de transparence et d’équité concernant les carrières et les primes, pour améliorer les conditions de travail notamment de celles et ceux travaillant en local aveugle et à Richelieu, pour améliorer la situation des plus précaires, contre la vente du patrimoine immobilier de la BnF, pour l’arrêt des réorganisations incessantes facteurs de risques psycho-sociaux.


22 MAI > GREVE > CFDT, CFTC, CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, UNSA :

ASSEMBLEE GENERALE , jeudi 17 / 05 à 12h45 > RDV hall Ouest
Vous disposez d’une autorisation d’absence d’1h sur votre temps de travail pour assister à cette réunion – décret du 28/05/1982

MANIFESTATION, 22 / 05 à 14h République > RDV BnF : à venir

▌MAGASINIERS & VACATAIRES : CE QUE LA DIRECTION NE VEUT PAS VOIR

Qui a absorbé plus de 35% des suppressions de postes de la BnF ? > les magasiniers (d’après le dernier recensement, ils ne sont plus que 453 contre 549 en 2009, sans parler de la baisse du nombre de vacataires).

Qui a les conditions d’activités parmi les plus pénibles de la bibliothèque ? > les magasiniers et les vacataires (travail quotidien dans des locaux sans lumière du jour, fortes distances à parcourir, tâches répétitives, ports de charges, sous-effectif chronique…).

Qui travaille toujours plus de week-ends en raison du sous-effectif ? > les magasiniers et les vacataires.

Qui a un salaire (sans les primes) à peine plus élevé que le SMIC ? > les magasiniers et les vacataires (pour un équivalent temps plein).

Qui ne peut plus obtenir de mutation externe ? > les magasiniers (en 10 ans, les offres proposées à la mutation sont passées de 140 à 17 postes pour toute la France). Les vacataires, quant à eux, n’ont aucun droit.

> MAIS CE N’EST PAS TOUT :

Qui a un différentiel en moyenne de 700 euros/an de primes en sa défaveur par rapport aux autres personnels de catégorie C des bibliothèques ? > les magasiniers de la BnF.

Qui a le plus mauvais déroulement de carrière des métiers des bibliothèques ? > les magasiniers (il faut 11 ans d’ancienneté à un agent en classe normale pour gagner 23,4 euros brut en plus).


> PHS (DÉPARTEMENT PHILOSOPHIE HISTOIRE ET SCIENCES DE L’HOMME) : LE LABORATOIRE DE LA DIRECTION 

Alors que les magasiniers et les vacataires sont parmi les personnels les moins bien lotis de la Bibliothèque, la direction a décidé de réorganiser le travail de ces agents  en raison du sous-effectif chronique que connaissent les équipes.

Diminution du nombre de personnes postées, fusion de stations TAD, prise de poste retardée le matin obligeant les agents à courir pour effectuer leurs tâches… Ces mesures abîment les agents et dégradent grandement leurs conditions de travail.

PHS étant le département de la BnF qui communique le plus d’ouvrages, cette réorganisation du travail prend valeur de test pour toute la bibliothèque. Résistons tous ensemble en faisant grève le 22 mai.


LE 22 MAI > TOUS ENSEMBLE EN GREVE POUR :

  • GAGNER DES RENFORTS EN EFFECTIF
  • OBTENIR DE MEILLEURES RÉMUNÉRATIONS 
  • AMÉLIORER LES CONDITIONS DE TRAVAIL
  • REDONNER DU SENS A NOS MISSIONS TROP SOUVENT LIMITÉES À QUELQUES TÂCHES RÉPÉTITIVES

▌GREVE DES FONCTIONNAIRES ALLEMANDS > VICTOIRE SALARIALE (+ 7,5%)

Suite à plusieurs arrêts de travail qui ont touché l’ensemble des services publics, la mobilisation des fonctionnaires allemands et de leurs syndicats aura donc payé !

2,3 millions agents de la fonction publique vont bénéficier d’une hausse de 7,5% de leurs salaires étalée sur trois ans.

Les plus bas revenus toucheront également une prime de 250 euros et les salaires d’embauches seront revalorisés de 10%.

En France, le gouvernement fait tout le contraire avec le gel du point d’indice servant à calculer notre salaire (gel ayant déjà entrainé une perte 8% du pouvoir d’achat en 7 ans et 16% depuis 2000),  la hausse de la CSG (à peine compensée jusqu’en 2019), sans parler du jour de carence en cas d’arrêt maladie.

> LE 22 MAI, C’EST NOTRE TOUR, TOUS EN GREVE POUR NOS SALAIRES ET POUR LA DEFENSE DE LA FONCTION PUBLIQUE !

▌GREVE DU 22 MAI : UNIS ET MOBILISÉS, CONTINUONS A OBTENIR DES AVANCÉES

► CONTRECARRER LES POLITIQUES RÉGRESSIVES NATIONALES > GAGNER SUR DES REVENDICATIONS LOCALES !

Il s’agit à la fois de sauvegarder le bien commun que sont les services publics (culture, santé, enseignement, transports dont la SNCF…) qui sont violemment attaqués (voir « Action publique 2022 ») et améliorer la situation des salariés que ce soit nationalement ou localement, que ce soit dans le public ou dans le privé. En faisant converger la dynamique des luttes, ensemble nous gagnerons !

► EN 2016 ET 2017, LES PERSONNELS ONT FAIT GREVE CONTRE LA « LOI TRAVAIL » ET POUR LA BNF > D’IMPORTANTES AVANCÉES ONT ÉTÉ OBTENUES :

  • Effectifs : zéro suppression de postes en 2017 et 2018 : c’était une revendication essentielle après les quelques 270 postes détruits entre 2009 et 2016
  • Missions : seulement 582.000€ de baisse budgétaire au lieu des 5,2 millions prévues en 2018 grâce à un dégel de crédits et à une dotation exceptionnelle
  • Un recul de la précarité : signature de 63 CDI, augmentation du temps de travail…
  • La prime de fin d’année sauvée : la prime ne sera pas versée à la tête du client

► LOCALEMENT, CONTINUONS À AGIR > MOBILISONS-NOUS EN 2018 POUR :

  • Obtenir des renforts en personnels
  • Préserver les missions : stoppons les baisses de budgets et les suppressions de postes prévues
  • Pour les carrières : une meilleure répartition des promotions entre directions, entre femmes et hommes et entre agents
  • Côté primes : plus de transparence et d’équité. Relever les minimas des personnels de bibliothèque qui touchent par an entre 700 et 2000€ de moins que ceux des bibliothèques universitaires. Pour les agents du Ministère de la Culture : aligner les montants sur les régimes les plus favorables du ministère. 
  • Pour l’égalité femmes-hommes : il faut une véritable égalité salariale et des taux de promotion équivalents entre genre
  • Accélérer l’amélioration des conditions de travail notamment de celles et ceux travaillant en local aveugle et à Richelieu
  • Pour les contractuels : l’intégration de la part variable du salaire dans la part fixe
  • Pour les magasiniers : non à la réduction du nombre d’agents postés qui abîme les personnels. Effectifs : l’appel immédiat de la liste complémentaire du dernier recrutement. Heures sup. : laisser le choix aux agents de les positionner tout au long de la semaine. PHS : arrêt de la réorganisation du travail posté
  • Pour les vacataires : augmentation salaire minimum, mise en place d’un plan de résorption de la précarité et arrêt des contrats abusifs de courtes durées
  • Non à l’augmentation du nombre de samedis à effectuer dans l’année

► NATIONALEMENT, GAGNONS LE RETRAIT DU NOUVEAU PLAN DE RÉGRESSION DE MACRON > NON A « ACTION PUBLIQUE 2022 »

« ACTION PUBLIQUE 2022 », C’EST :

  1. 120.000 nouvelles suppressions de postes dans la fonction publique
  2. Une nouvelle baisse du pouvoir d’achat (gel du point d’indice servant à calculer nos salaires, hausse de la CSG à peine compensée jusqu’en 2019, jour de carence en cas d’arrêt maladie)
  3. 15 milliards de coupes budgétaires et des missions de service public qui disparaissent
  4. La rémunération au «mérite» établie de façon totalement arbitraire et en fonction d’objectifs définis par l’employeur (objectifs évidemment en hausse en raison des suppressions de postes)
  5. Le recul des garanties collectives : remise en cause d’éléments importants du Statut de la fonction publique et d’instances représentatives des personnels comme les CHSCT (conditions de travail) et les CAP (garantes d’une gestion transparente des carrières et de la mobilité des titulaires)
  6. Le recours amplifié aux personnels contractuels et à plus de précarité

LE 22 MAI > TOUS ENSEMBLE EN GREVE ET EN MANIFESTATION A L’APPEL DES 9 SYNDICATS DE LA FONCTION PUBLIQUE

▌CINQ QUESTIONS/RÉPONSES SUR LA LUTTE DES CHEMINOTS

1. Pourquoi l’ouverture à la concurrence est-elle dangereuse ? La CGT est fermement opposée à l’ouverture à la concurrence. Nous réaffirmons que la concurrence n’est pas gage d’efficacité et de développement pour le mode ferroviaire. Les exemples multiples dans d’autres pays le démontrent : l’Angleterre a ouvert à la concurrence en 1993 mais les infrastructures ont été renationalisées en 2002 pour résoudre les problèmes de sécurité et de sous-investissement (l’Etat a dû injecter 30 milliards en 10 ans).

Le règlement européen OSP (Obligation de Service Public), cité à maintes reprises par le gouvernement, n’oblige en rien d’ouvrir à la concurrence. Le gouvernement n’est pas face à une « obligation européenne », mais fait un choix délibéré d’ouvrir à la concurrence.

2. Quel avenir pour les lignes régionales ? Le gouvernement ment en affirmant que sa réforme ne remet pas en cause l’avenir des « petites lignes ». En ne finançant pas les travaux nécessaires sur le réseau et en ouvrant à la concurrence, il se désengage et laisse la responsabilité aux Régions de décider du maintien ou non des lignes locales. Au regard des difficultés financières que rencontrent les régions, cela augure mal du devenir de ces lignes.

3. Allons-nous vers une privatisation de la SNCF ? Le gouvernement préconise le passage du statut d’EPIC, où̀ l’Etat est propriétaire, à̀ celui de « Société Nationale à̀ Capitaux Publics », où l’Etat est actionnaire. En clair, le gouvernement s’offre la possibilité d’ouvrir le capital et ainsi de privatiser la SNCF à court terme. C’est le scenario qui a été appliqué à Air France, France Télécom, EDF/GDF… La CGT exige le retour à une entreprise publique unique et intégrée : la SNCF car la concurrence profite surtout aux actionnaires. Exemple : l’augmentation du prix de l’électricité pour un foyer sur 4 ans a été de +70 euros pour le tarif public et +105 euros pour le tarif privé !

4. Quel avenir pour le transport de marchandises ? Malgré une situation catastrophique après plus de 10 ans d’ouverture à la concurrence dans le transport de marchandises, rien n’est dit sur le Fret SNCF et encore moins proposé pour tendre vers un véritable report du trafic routier vers le rail. Au contraire de toute politique en faveur du développement durable, le gouvernement veut liquider purement et simplement le Fret SNCF au profit de la route avec ses effets néfastes sur l’augmentation de la pollution, l’engorgement routier, les accidents…

5. Le statut des cheminots et la dette de la SNCF. Ce ne sont pas les conditions sociales des cheminots qui sont à l’origine des 55 milliards d’euros de dette du ferroviaire, mais bien le désengagement de l’Etat depuis des décennies > alors que les routes sont financées à 100% par les pouvoirs publics, l’Etat a contraint la SNCF à s’endetter pour payer à sa place. La fin du statut des cheminots ne réglera pas, bien au contraire, les problèmes d’organisation et de cloisonnement des activités qui détériorent la ponctualité et la qualité du transport au quotidien. Pour mémoire, entre 1995 et 2015, la baisse des effectifs des cheminots s’élève à -18,5% alors que l’on assiste à une hausse de la fréquentation de +64,4%. Le statut des cheminots permet une continuité et une stabilité dans le fonctionnement du Service Public. Il permet également un niveau de qualification, de formation initiale et continue pour assurer un haut niveau de technicité et de sécurité.

>>> La CGT des cheminots agit depuis plusieurs années pour la modernisation et le développement du service public ferroviaire ainsi que pour l’amélioration des conditions sociales, de vie et de travail des cheminots, voir le rapport CGT sur internet : « ENSEMBLE POUR LE FER »

>>> Dès aujourd’hui, le processus de destruction doit s’arrêter et des négociations doivent s’engager sur les propositions syndicales pour développer un grand service public ferroviaire utile à la population.

▌IMMENSE ÉLAN DE SOLIDARITÉ EN FAVEUR DES CHEMINOTS : 1,5 MILLIONS D’EUROS RÉCOLTÉS

Au-delà de la lutte des cheminots, c’est un modèle d’intervention de l’Etat et un modèle social, pourtant gages de cohésion et d’égalité, que le gouvernement remet en cause.

  • Destruction du service public du rail avec la transformation de la SNCF en Société anonyme et l’ouverture à la concurrence
  • Fin d’un aménagement du territoire équilibré et écologique avec la mise en place d’un système concurrentiel qui abandonnera très vite les petites lignes pas assez rentables
  • Fin du statut des agents de la SNCF qui est pourtant synonyme, au-delà des droits sociaux qu’il garanti, de qualification et d’une formation initiale et continue assurant un haut niveau de technicité et de sécurité.

Le gouvernement en attaquant les cheminots souhaite mettre en place un système moins-disant d’un point de vue social et remettre les clés du rail à des entreprises privées, ce n’est pas acceptable.

Aujourd’hui la SNCF, demain toute la fonction publique ? AIDONS LES CHEMINOTS :

  1. La caisse de solidarité créée par la CGT pour les cheminots (par chèque) : ici
  2. La caisse d’Info’com CGT destinée aux luttes et en particulier aux cheminots (don en ligne, déjà 693.000 euros récoltés) : ici
  3. La caisse de solidarité lancée par des personnalités de la société civile en soutien aux grévistes de la SNCF (don en ligne, déjà 1 millions récoltés) : ici

▌FONCTION PUBLIQUE : ARRÊTONS-NOUS 5mn POUR FAIRE LE POINT

Au mois de février, à l’issue du premier comité interministériel de la transformation publique, le Premier ministre et le ministre de la Fonction Publique n’ont eu pour seules annonces qu’un plan de suppression de 120 000 postes de fonctionnaires, l’instauration à grande échelle de la précarité via la contractualisation, l’individualisation à outrance de la rémunération…

Que de mépris pour les fonctionnaires ; que de mépris pour les missions qu’ils exercent et pour l’ensemble de la population.

Y-a-t-il trop de fonctionnaires, alors que les salariés des EPHAD ont lancé un mouvement de grève inédit et massif, réunissant à la fois personnels, directions et usagers pour exiger de la dignité non seulement pour leur travail, mais principalement pour les personnes âgées qu’ils accueillent. En France, on ne compte qu’un agent pour dix patients, contre un pour un dans les pays scandinaves.

Y-a-t-il encore trop de fonctionnaires, lorsque les personnels de la pénitentiaire sont en grève pendant plus de 12 jours pour exiger de meilleures conditions de travail et la reconnaissance des classifications. Revendications permettant d’accroitre les chances de réinsertion pour les détenus et une meilleure assurance de sécurité pour tous.

Y-a-t-il toujours trop de fonctionnaires, dès lors que le nombre d’enseignants est en chute libre dans le budget 2018, que la fermeture de classes et l’absence de cours pour les élèves se multiplient sur l’ensemble du territoire. Quel avenir pour notre jeunesse si ce n’est aller à l’encontre de leur émancipation individuelle, de la réussite collective et économique du pays ?

Y-a-t-il trop de services publics, lorsque le combat des cheminots porte l’intérêt général ?

Nous pourrions multiplier la liste à l’infini.

La CGT n’oppose pas privé et public comme le gouvernement s’y complait, honteusement. Vieille pratique politique que de dresser les salariés, les citoyens les uns contre les autres. Les fonctionnaires sont des salariés exerçant des métiers, dotés de qualification, de savoir-faire et de compétences. S’ils ont un statut c’est parce qu’ils œuvrent aux services de l’intérêt général et non d’un actionnaire.

Les services publics sont notre bien commun à destination de tous les citoyens, sans distinction sociale ni géographique. Les services publics sont garants de solidarité, d’équité, d’égalité d’accès et de traitement pour tous, ils favorisent le lien social.

Enquête après sondage, la population plébiscite les services publics et ses missions. Ils sont 75% à vouloir plus de proximité et de fonctionnaires notamment dans les zones rurales défavorisées.

La reconquête de la démocratie est en jeu
Dans son discours gare de Lyon en soutien aux cheminots en 1995, Pierre Bourdieu avait saisi toutes les problématiques encore d’actualité aujourd’hui : « Cette noblesse d’État, qui prêche le dépérissement de l’État et le règne sans partage du marché et du consommateur, substitut commercial du citoyen, a fait main basse sur l’État. Elle a fait du bien public un bien privé, de la chose publique, de la République, sa chose. Ce qui est en jeu, aujourd’hui, c’est la reconquête de la démocratie contre la technocratie : il faut en finir avec la tyrannie des « experts », style Banque mondiale ou FMI, qui imposent sans discussion les verdicts du nouveau Léviathan (les “marchés financiers”), et qui n’entendent pas négocier mais “expliquer”. Il faut rompre avec la nouvelle foi en l’inévitabilité historique que professent les théoriciens du libéralisme. »

>>> Avec la CGT, retrait « d’action publique 2022 » nouvelle attaque gouvernementale contre la Fonction publique

▌POURQUOI UNE NOUVELLE GREVE LE 19 AVRIL A LA BnF ?

Intersyndicale CGT BnF – SUD Culture BnF

PUBLIC & PRIVÉ JEUDI 19 AVRIL, TOUS ENSEMBLE POUR GAGNER

► UN GOUVERNEMENT SOURD AUX REVENDICATIONS DE LA POPULATION

De nombreux travailleurs du privé comme du public (EHPAD, Carrefour, Air France, énergie, SNCF, agents de l’Etat…) retraités, étudiants se mobilisent pour refuser les politiques gouvernementales et patronales et porter d’autres perspectives sociales : défense et développement des services publics, hausse des rémunérations, créations d’emplois, meilleures conditions de travail, refus de la sélection dans les universités, etc. > Pour mettre un terme aux politiques de régression sociale du gouvernement, pour que le patronat accepte les revendications des salariés, il nous faut encore accentuer l’ampleur des mobilisations et faire converger les luttes.

► A LA BNF, LA LUTTE PAYE, ALORS AMPLIFIONS LA MOBILISATION

La BnF, ses missions et ses effectifs ont déjà été durement touchés par ces politiques régressives : plusieurs millions de coupes budgétaires et 270 emplois supprimés depuis 2009. Néanmoins, à chaque fois que les personnels se sont mobilisés en nombre, il a été possible d’entraver ces mesures et de gagner sur des revendications locales. Cela a été le cas en 2013, 2016 et 2017.

Faisons de 2018 une nouvelle année de mobilisations et de victoires à la BnF pour les missions et l’emploi, pour plus de transparence et d’équité concernant les carrières et les primes, pour améliorer les conditions de travail notamment de ceux et celles travaillant en local aveugle, à Richelieu et à PHS, pour améliorer la situation des plus précaires, contre la vente et la marchandisation du patrimoine immobilier de la BnF, contre les réorganisations incessantes facteurs de risques psycho-sociaux, etc. VOIR LE TRACT CGT-SUD BnF : ICI

► DANS LA FONCTION PUBLIQUE IL S’AGIT DE CONTRER :

  • 120.000 nouvelles suppressions de postes dans la fonction publique
  • Une nouvelle baisse du pouvoir d’achat (gel du point d’indice servant à calculer nos salaires, hausse de la CSG à peine compensée jusqu’en 2019, jour de carence en cas d’arrêt maladie)
  • 15 milliards de coupes budgétaires et des missions de service public qui disparaissent
  • La rémunération au « mérite » en fonction des objectifs (évidemment en hausse) de l’employeur en raison des suppressions de postes
  • Le recul des garanties collectives : avec la remise en cause des CAP (carrière) et des CHSCT (conditions de travail), c’est l’arbitraire qui s’installe définitivement
  • Le recours amplifié aux personnels contractuels et à plus de précarité

Assemblée générale, mardi 17/04 à 13h > hall Ouest (vous disposez d’une autorisation d’absence : 1h sur votre temps de travail pour assister à cette réunion – décret du 28 mai 1982 utilisez là, prévenez avant vos encadrants)

 MANIFESTATION, 19/04 à 14h Montparnasse, RDV rue du Départ