▌PRENDRE D’UNE MAIN CE QU’IL A DISTRIBUÉ DE L’AUTRE

Alors qu’a éclaté cet automne le scandale des « Paradise papers », la Fédération CGT des finances souhaite pointer quelques faits qui méritent qu’on s’y arrête.

Les journalistes qui ont révélé le scandale estiment à 350 milliards le manque à gagner pour les États. Mais les mesures prises pour endiguer le phénomène tiennent plus de la posture que d’une volonté réelle de lutte contre l’évasion fiscale.

Ainsi, depuis son arrivée, le gouvernement français fait le choix de prendre d’une main aux plus fragiles ce qu’il distribue de l’autre aux plus fortunés : d’un côté, baisse des APL, augmentation de la CSG pour les retraités, casse du Code du travail, suppression des services publics ; de l’autre, baisse de l’ISF, de la taxation des revenus du capital et de l’impôt sur les sociétés, augmentation des niches fiscales comme le CICE… Il y a là matière à s’interroger !

Il résulte de ces choix que le modèle social tel que nous le connaissons encore est en cours d’effondrement car ni les services publics, ni la protection sociale ne seront bientôt plus finançables : les budgets des États (qui tolèrent  l’optimisation fiscale et la fraude) n’étant pas infinis.

Il est urgent de prendre des mesures réelles contre l’opacité bancaire, d’adopter une politique de sanctions dissuasive et de mettre en place de nouveaux mécanismes législatifs efficaces.

Pour l’instant le constat est amer : les orientations gouvernementales prévoient 2 500 suppressions de postes à la Banque de France, autorité prudentielle de contrôle, d’ici 2020. À Bercy, plus de 30 000 emplois ont déjà été supprimés en dix ans.

La création de 20 000 postes aux finances publiques et aux douanes représente 1,5 milliard d’euros par an. La fraude et l’évasion fiscale, elles, atteint 100 milliards d’euros par an.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes et démontrent l’urgence d’un changement de cap !

▌RICHELIEU : LES SYNDICATS CGT, FSU, SUD ÉCRIVENT AU MINISTÈRE

Madame la Conseillère sociale,

Après 8 ans de chantier, de retard dans les travaux et de conditions de travail dégradées, la persistance depuis un an de multiples dysfonctionnements et malfaçons dans la partie rénovée est devenue intolérable pour les personnels de Richelieu.

Depuis décembre 2016 les problèmes se succèdent et se répètent : chauffage et climatisation aléatoire, ascenseurs et monte-charges en panne, isolation thermique et phonique défaillante, fuites et infiltrations d’eau nombreuses, sécurité des locaux incertaine…

Au-delà de ces difficultés récurrentes, les perspectives d’avenir du site de Richelieu sont particulièrement inquiétantes. Les locaux dédiés aux personnels, aux documents et aux lecteurs ne cessent de se réduire, plusieurs salles de lecture vont disparaitre et plus de 40% des collections seront délocalisées hors de Paris privant les usagers d’un accès direct aux documents.

Ces resserrements sont le résultat de la politique immobilière du Ministère de la Culture. Pour mémoire, la BnF doit se séparer de ses bureaux situés au 61 rue de Richelieu, de ses 2 immeubles de la rue Colbert (l’hôtel de Nevers : 640 m2 et la maison de l’Abbé Barthélémy : 357m2) et de celui accueillant le département de la Musique, square Louvois,  avec ses 4 700 m² et ses 2 millions de documents. Les personnels s’y trouvant et une partie des collections devraient ainsi rejoindre le quadrilatère Richelieu, où l’on a également intégré, il y a peu, des locaux de l’Ecole nationale des Chartes. Enfin, la BnF a dû abandonner ces dernières années le 12 rue Colbert et le 65 rue Richelieu.

Les personnels mobilisés avec leurs organisations syndicales CGT BnF, FSU et SUD Culture réclament donc :

  • Une accélération du traitement des malfaçons dans la partie livrée par l’OPPIC il y a un an
  • La conservation d’un ou plusieurs des bâtiments attenants au site Richelieu et leur remise en état si nécessaire (le bâtiment Louvois accueillant le département de la Musique, les bureaux du 61 rue Richelieu, la maison de l’Abbé Barthélémy…) afin de desserrer les espaces, ce qui permettra des conditions de travail dignes et de sauvegarder des salles de lecture.

Dans ce contexte particulièrement tendu et d’exaspération des personnels, nous sollicitons de votre part un rendez-vous rapide.

Veuillez agréer Madame, nos sincères salutations              L’intersyndicale BnF : CGT, FSU, SUD

▌SITE RICHELIEU : RÉUNION DES PERSONNELS JEUDI 25 JANVIER

Assemblée générale 12h30-13h30, salle Richelieu 1 > salle à droite de l’entrée principale (vous disposez d’une autorisation d’absence d’1h sur votre temps de travail pour vous rendre à cette réunion – décret du 28 mai 1982)

Alors que les réunions de présentation des espaces à la cible dans les départements se succèdent, les réponses apportées aux nombreux problèmes soulevés restent largement insuffisantes. Sous la pression des personnels, la direction de la BNF a été cependant amenée à satisfaire certaines revendications :

  • Ne pas redémarrer l’activité sans avoir testé suffisamment en amont équipements et installations et se contenter de résoudre au fil de l’eau et sur la durée les multiples problèmes techniques. La date retenue est désormais 2021 au lieu de 2020.
  • Associer plus étroitement les personnels au projet scientifique et culturel et à la programmation des espaces
  • Accélérer les interventions techniques visant à régler les dysfonctionnements.

Pour autant, il n’y a eu aucune avancée sur les problèmes d’exiguïté des locaux dédiés aux personnels, aux documents et aux matériels et aux mauvaises conditions de travail qui vont en résulter.

De même, si la directrice générale a annoncé « qu’une réunion de travail spécifique (serait) programmée en janvier avec la direction générale de l’OPPIC pour dresser l’état des lieux des dysfonctionnements persistants en zone 1 afin de prendre les dispositions techniques et juridiques de nature à les réduire dans les meilleurs délais », rien ne semble évoluer de ce côté.

Enfin, mardi 16 janvier, la direction a informé les personnels des départements de la Musique et des Manuscrits de la mutualisation de leur salle de lecture en 2021 et ce, en dépit des nombreux problèmes d’organisation qu’engendre cette décision. Décision qui n’a pas manqué de susciter un fort mécontentement et une vive inquiétude du personnel.

Non sans ironie, le « Grand prix du geste d’or » a été remis aux opérateurs de la rénovation du site Richelieu alors que plus d’un  an  après la réouverture de la zone 1 nombre de dysfonctionnements et malfaçons persistent!!! Pour les personnels qui en subissent les désagréments au quotidien, ce « geste d’or » ne peut être ressenti que comme un geste déplacé.

> C’est désormais au Ministère de la Culture que se joue en grande partie l’avenir du site Richelieu, car lui seul a le pouvoir de décider de la conservation par la BnF des bâtiments attenants au site Richelieu, essentielle pour desserrer les espaces. De même le ministère en tant que tutelle, doit interpeler l’OPPIC (l’opérateur qui pilote les travaux) afin d’accélérer le règlement des dysfonctionnements. 

> C’est pourquoi, nous appelons à un rassemblement sous les fenêtres du Ministère le jeudi 1er février à partir de 12h30 et, en amont, pour faire le point ensemble sur la situation dans les différents départements à une assemblée générale.  

▌TRAVAIL LE WEEK-END : LES NON-DITS DE LA DIRECTION

Ça cogite dur à la Direction des collections ! A force de supprimer des emplois de magasiniers (une centaine depuis 2009), les effectifs ne sont plus assez nombreux pour assurer le service aux lecteurs. L’élaboration des plannings week-end de 2018 a été un véritable casse-tête pour les départements.

Soulignons également que depuis des années, l’établissement a recours à l’emploi précaire pour pallier au manque de magasiniers titulaires. Ces vacataires de service public, à l’origine recrutés sur des CDD à mi-temps, suite à de multiples grèves dont celles de 2016, ont obtenu une augmentation de leur temps de travail (70% d’un temps plein : le maximum légal) et le passage en CDI pour ceux qui le souhaitaient.

Aujourd’hui, la Direction prétend que les difficultés pour réaliser les plannings sont la conséquence directe du remplacement des vacataires quittant l’établissement par des titulaires (2 vacataires = 1 mag à temps plein pour l’administration), oubliant un peu vite qu’elle a choisi de supprimer en quelques années une centaine de postes de magasiniers. Sans scrupule, elle demande en 2018 aux personnels de pallier à ses choix désastreux en réalisant plus de samedis et de dimanches, en travaillant le week-end en équipe restreinte, etc.

► La CGT n’est pas dupe et demande l’appel rapide de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers (48 postes dont 1/3 de vacataires lauréats) pour faire face aux besoins des services

► La CGT et la FSU proposent également de mettre en place un système de communication en différé le samedi (les demandes étant prélevées par des équipes renforcées le vendredi pour des samedis sans communication directe et le lundi pour les rangements) afin de diminuer la pression sur les plannings, permettre au plus grand nombre de profiter du week-end et renforcer les équipes le reste de la semaine. Cela éviterait également aux magasiniers de faire plus de 10 samedis/an comme l’envisagerait l’administration pour pallier au manque d’effectif.

▌PRIMES DE NOËL : LA DIRECTION FACE À LA COLÈRE DES PERSONNELS

Le jeudi 11 janvier à 9h30, dans la salle du conseil et les couloirs attenants, résonnaient les slogans des personnels en colère contre la décision de l’administration d’octroyer aux seules catégories A 700 euros de surprime de fin d’année (voir : ici). Egalement dans le viseur des manifestants, le projet d’attribuer en 2018 cette surprime (le CIA) à la tête du client.

Pendant une heure, un dialogue tendu entre les représentants des personnels CGT, FSU, Sud et la Présidente de la BnF a abouti à deux engagements sur les 3 demandes initiales :

  1. le dispositif de fin d’année existant depuis 2011 et son positionnement social est pérennisé
  2. le CIA (la surprime) ne sera pas attribué au bon vouloir des chefs de service
  3. concernant l’attribution de 700 euros à tous les personnels (les B et les C ont touché seulement 330 euros et les vacataires rien) : refus de l’administration, néanmoins une réunion est programmée le 5 février sur ces questions. La CGT redemandera 700 euros pour tous.

Comme à chaque fois que les personnels se mobilisent, les choses avancent tout d’un coup plus vite. La CGT tient donc à remercier chaleureusement les quelques 70 collègues qui se sont déplacés ce jeudi matin, dont de nombreux syndiqués CGT. Pour notre organisation syndicale, ce n’est qu’un début puisqu’à la BnF c’est l’ensemble du système des primes qu’il faut revoir en raison de son opacité et de son iniquité.

Les personnels de la BnF réunis en assemblée générale le 9 janvier 2018 avaient voté la déclaration suivante : 

« Nous, personnels de la BnF, nous opposons à l’application du Complément Indemnitaire Annuel (CIA) tel qu’il a été mis en place pour l’année 2017, à savoir une surprime de 700 euros aux seuls titulaires de catégorie A et 330 euros pour les autres titulaires, en excluant les contractuel-le-s qui touchent la prime de fin d’année BnF.

Nous condamnons les choix injustes de la direction qui divisent et hiérarchisent les personnels selon leurs catégories alors que l’ensemble des personnels participe au bon fonctionnement de l’établissement dans un contexte de restrictions budgétaires et de suppressions de postes toujours plus contraignant.

Nous demandons concernant le dispositif 2017, l’attribution du même montant de 700 euros de manière égalitaire à tous les agents qui bénéficient de la prime de fin d’année.

Pour les années à venir, nous demandons le maintien et la pérennité du dispositif de fin d’année tel qu’il existe depuis 2011 dans notre établissement. Ce dispositif est le fruit de mobilisations des personnels et porte des valeurs à caractère social dont la bibliothèque peut être fière, en attribuant des primes de fin d’année plus élevées aux rémunérations les plus faibles. 

Si en plus de la prime de fin d’année, un reliquat est disponible, nous demandons qu’il soit attribué à l’ensemble des personnels éligibles à la prime de fin d’année BnF en préservant son positionnement social et sans modulation en fonction de l’avis des chefs de service ».

▌SURPRIME DE FIN D’ANNÉE : DÉFENDONS UNE AUTRE RÉPARTITION

Vous pensez que la surprime de fin d’année 2017 de 700 € doit également concerner les catégories B, C et les vacataires.

Vous pensez que l’attribution de 700 € à la seule catégorie A est injuste et relève d’une forme de mépris à l’égard des autres personnels.

Vous pensez qu’en 2018, le projet d’attribuer cette surprime de Noël à la «tête du client» au lieu d’une somme forfaitaire n’est pas acceptable…

Alors, venez à l’assemblée générale organisée par la CGT, la FSU et Sud afin de faire le point sur les échanges entre l’intersyndicale et la direction et envisager les actions communes à mener.

> ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES PERSONNELS Mardi 9 janvier 2018 : 12h45, hall Ouest

> Voir le tract de l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD : ICI

▌RICHELIEU PREND L’EAU, NOUVELLE DOUCHE FROIDE POUR LES PERSONNELS

1. La liste des inondations et infiltrations d’eau dans les espaces de travail et les locaux conservant les ouvrages de Richelieu s’allonge inexorablement depuis cet été. Après celles ayant touché les magasins du département des Manuscrits (les 10 et 24 juillet, 8 et 9 août), celles des espaces attenant à la salle Labrouste (les 10 juillet, 25 août et 14 sept.), celle de l’école des Chartes (le 17 mai)… Depuis le 29 décembre c’est au tour des bureaux du service des Manuscrits médiévaux d’être durement touchés (les peintures et les placoplatres de tout l’étage sont à refaire). Non loin, dans une autre aile, ce sont également des infiltrations d’eau au sein du service des Manuscrits contemporains.

2. L’OPPIC, l’opérateur du ministère de la Culture gérant les travaux, responsable ? Lors du CHSCT du 22 septembre, l’administration avait annoncé l’envoi d’un courrier de la présidente de la BnF à Clarisse Mazoyer, présidente de l’OPPIC, au sujet des trop nombreuses malfaçons constatées (voir la longue liste dans notre compte rendu de CHSCT : ici). Puis face à la mobilisation des personnels (voir ici), c’était au tour de la directrice générale de monter au créneau et d’annoncer le 12 décembre dans un courrier aux agents « qu’une réunion de travail spécifique (serait) programmée en janvier avec la direction générale de l’OPPIC pour dresser l’état des lieux des dysfonctionnements persistants en zone 1 afin de prendre les dispositions techniques et juridiques de nature à les réduire dans les meilleurs délais ». Il serait temps !

3. Pour la CGT, il y a bien, au-delà du choix contestable de la direction de relancer dans la précipitation l’activité de la zone rénovée il y a un an (ici), un problème de partage des responsabilités avec l’OPPIC concernant le traitement des malfaçons et des dysfonctionnements constatés, mais également de la lenteur (toujours côté OPPIC) à intervenir. De fait, ce sont les personnels, que ce soient ceux des Services technique de la BnF ou ceux de Richelieu, qui en payent les conséquences. Cela n’est plus acceptable.

▌COMPTE RENDU CGT DE LA COMMISSION CONSULTATIVE DES CONTRACTUELS DU 20 NOV. 2017

A l’ordre du jour de cette CCPC :

  1. Recrutements, renouvellements, fins de contrats et réintégrations, sorties prévisionnelles
  2. Avancement des agents contractuels
  3. Campagne de changement de groupe

► VOIR LE COMPTE-RENDU : ICI

▌COMMUNIQUÉ CGT BnF, FSU, SUD : PRIME DE FIN D’ANNÉE

Surprime de fin d’année : défendons une répartition socialement juste ! 700 euros pour toutes et tous les éligibles !

Les organisations syndicales CGT-BnF, FSU et SUD Culture ont boycotté le 15 décembre 2017 le Comité technique (CT) de l’établissement. Les représentant-e-s du personnel, par ce geste, ont voulu envoyer un message fort à la direction et montrer leur réprobation concernant les dispositifs indemnitaires 2017 de fin d’année (dispositifs qui remettent en cause le caractère social de la « prime de fin d’année ») et le manque de dialogue social concernant cette question.

Nous attendons désormais une réponse de la direction permettant aux titulaires et aux contractuel-le-s éligibles à la prime de fin d’année de toucher une suprime de 700 euros. Ce montant de 700 euros n’est attribué, à ce jour, qu’aux seul-e-s titulaires de catégories A via le CIA (Complément indemnitaire annuel). Ce complément, si nous l’obtenons, sera versé sur la paie du mois prochain. Les organisations syndicales CGT-BnF, FSU et SUD Culture organiseront dès le début du mois de janvier une assemblée générale afin d’informer les personnels et envisager les suites à donner à cette action.

Ci-dessous la déclaration des organisations syndicales CGT-BnF, FSU et SUD au CT :

Les organisations syndicales CGT BnF-FSU-SUD Culture s’opposent à l’application du CIA tel qu’il a été envisagé pour 2017.

Sur la forme, le comité technique du 6 octobre a donné son avis sur un dispositif de prime de fin d’année. Or, la présentation faite à l’ensemble des personnels via Biblionautes le 6 décembre s’avère sur de nombreux aspects différente de celle votée en CT. Les représentants du personnel n’ont pas été informés de ces modifications et aucune concertation n’a eu lieu. Nous condamnons cette manière de faire, peu respectueuse des représentants du personnel et des instances de dialogue social.

Sur le fond, le dispositif de prime de fin d’année en vigueur dans notre établissement est le fruit de luttes et de mobilisations des personnels depuis 2010, année de création de ce cadre. La volonté des personnels et de leurs représentants est de corriger certaines inégalités entre les catégories C, B et A et de mettre en oeuvre un dispositif à caractère social, en attribuant des primes de fin d’année plus élevées aux rémunérations les plus faibles.

Le système proposé cette année par la direction est d’une logique inverse. Profitant de l’entrée en vigueur du nouveau régime indemnitaire RIFSEEP et de son complément indemnitaire annuel (CIA), par ailleurs condamnés par toutes les organisations syndicales, la direction non seulement dédaigne le dialogue social mais revient sur le principe social de la prime de fin d’année en privilégiant les rémunérations les plus importantes.

De plus, alors que la détermination des organisations syndicales avait permis l’intégration au système de prime de fin d’année de la BnF de l’ensemble des contractuels à temps incomplet et des contractuels à temps complet ayant les plus bas salaires, ceux-ci se trouvent exclus totalement de la surprime que représente le CIA, ce qui crée une inégalité supplémentaire.

Nous, organisations syndicales, condamnons les choix de la direction et demandons pour cette année l’attribution du même montant de 700 euros, de manière égalitaire, à tous les agents qui bénéficient de la prime de fin d’année BnF.

Nous, organisations syndicales, demandons que le dispositif de prime de fin d’année à l’avenir, conserve un caractère social, incluant les agents contractuels éligibles et sans modulation en fonction de l’avis des chefs de service.

▌COMPTE-RENDU CGT DU CHSCT DU 10 NOV. 2017

Dans ce compte-rendu du Comité hygiène, sécurité et conditions de travail 

du 10 novembre 2017 :

1. Richelieu

  • Après les inondations, l’incendie !
  • Un an après l’ouverture, la direction peine à mettre en œuvre des solutions durables
  • La programmation des espaces à la cible

2. Nouveau marché de restauration

3. Préfiguration de la direction des publics

4. Dispositif d’évaluation des risques psycho-sociaux (souffrance et mal être au travail)

5. Amélioration des conditions de travail des agents dans le hall Est

6. Amélioration des conditions de travail des agents en local aveugle

7. Suite de la crise au Service des expositions de la DDC (Direction de la diffusion culturelle)

► VOIR NOTRE COMPTE-RENDU : ICI

▌L’AVENIR DU SITE RICHELIEU SE JOUE AUJOURD’HUI

CGT BnF / FSU / SUD culture

La pétition : « Pour Richelieu, ses collections, ses lecteurs et ses personnels » a connu un franc succès : en moins d’une semaine, plus de 200 personnes, soit plus de 2/3 des effectifs du site Richelieu ont signé cette pétition. Un tel succès, et le fait que parmi les signataires l’ensemble des catégories de personnels, des corps de métier, et des départements soient représentés témoignent d’un ras-le-bol généralisé après 10 ans de travaux, d’une insatisfaction des conditions de travail en zone 1 et de vives inquiétudes sur l’avenir du site Richelieu.

Lors de la réunion du 1er décembre sur la programmation des espaces sur le site Richelieu à l’issue des travaux, une délégation d’une vingtaine de collègues remis la pétition à la direction de la BnF.

  • NON ! C’est la réponse de la direction à notre principale revendication : un desserrement des espaces par le maintien au sein de la BNF d’un ou de plusieurs des bâtiments attenants au site Richelieu (le bâtiment Louvois accueillant actuellement le département de la Musique, les bureaux du 61 rue Richelieu, la maison de l’Abbé Barthélémy)

Néanmoins, sous la pression des personnels et du succès de la pétition, la direction de la BNF a été contrainte de satisfaire deux des quatre exigences figurant sur celle-ci. Le 1er décembre, la Directrice Générale s’est en effet engagée devant les personnels et leurs représentant-e-s syndicaux à :

  • Opérer un retour d’expérience de tous les dysfonctionnements survenus en zone 1 et en particulier de ne pas renouveler le choix opéré pour la réouverture de la zone 1, à savoir redémarrer l’activité sans avoir testé suffisamment en amont équipements et installations et se contenter de résoudre au fil de l’eau et sur la durée les multiples problèmes techniques, ce qui depuis un an a dégradé les conditions de travail sur le site Richelieu
  • Associer plus étroitement que par le passé les personnels au projet scientifique et culturel et à la programmation des espaces

Si ces mesures vont dans le bon sens, elles sont néanmoins insuffisantes pour garantir de bonnes conditions de travail à la fin des travaux, car elles ne règlent pas le problème numéro 1 du projet Richelieu : l’exigüité des locaux dédiés aux personnels, aux documents et aux matériels, ce qui implique des fusions de salles de lecture et des problèmes pour les locaux de travail.

C’est désormais au Ministère de la Culture que se joue en grande partie l’avenir du site Richelieu, car lui seul a le pouvoir de décider de la conservation par la BnF des bâtiments attenants au site Richelieu.

Pour faire le point sur la situation et décider collectivement des moyens d’action à mettre en œuvre ; pour obtenir satisfaction sur l’ensemble des revendications portées par la pétition signée par plus de 200 agent-e-s :

VENEZ NOMBREUX à l’Assemblée générale du 19  décembre, 12h30-13h30, salle Richelieu 1 > salle à droite de l’entrée principale

▌PRIME DE FIN D’ANNÉE : CE QUE NE DIT PAS LA DIRECTION ! 

Cette prime est le fruit de plusieurs années de lutte suite à une tentative de suppression par la direction en 2010. La mobilisation des personnels avait alors permis de limiter la casse. Résultat : 130€ brut pour les catégories C, 100€ pour les B, mais rien pour les A.

En 2015, poursuivant la mobilisation avec les personnels, les organisations syndicales avaient obtenu 400€ pour les C, 325€ pour les B et 145€ pour les A. Ce montant est dès lors resté inchangé.

Les écarts entre catégories s’expliquent, non pas en raison d’une différence de revenus (la CGT a toujours été attachée au fait que les salaires soient le reflet du niveau de qualification) mais en raison d’une progression à l’ancienneté profondément injuste. En 10 ans, le salaire d’un catégorie A (entrant dans la fonction publique par exemple) progresse de 34,6%, un B de 11,5% et un C de 1,54%.

► UNE SURPRIME (LE CIA) QUI DIVISE LES PERSONNELS  

Le CIA (complément indemnitaire annuel) vient s’ajouter à la prime de fin d’année.

Totalement inégalitaire (700 euros pour les A, 330 euros pour les autres), son montant a été dissimulé aux organisations syndicales lors de la présentation du dispositif de fin d’année. La direction, qui a la main sur les primes, aurait pu évidemment opter pour d’autres choix.

Cette différence de plusieurs centaines d’euros entre catégories est injuste et irrespectueuse de l’engagement de l’ensemble des personnels à faire fonctionner une bibliothèque qui, par ailleurs, va mal.

Le choix des montants du CIA, qui remplacera à terme la prime de fin d’année, témoigne également de la conception élitiste et non pas sociale de l’administration vis à vis de ce régime indemnitaire.

Pire, la direction souhaite à l’avenir moduler le montant de la prime en fonction de l’avis des chefs de service.

Pour une prime, servant pour une grande part aux fêtes de Noël, ces choix (montants et prochaine modulation) sont profondément cyniques et injustes.

> POUR 2017, RÉCLAMONS UNE SURPRIME DE 700 EUROS POUR TOUS !

> POUR 2018, NON A LA MODULATION DE LA PRIME DE FIN D’ANNÉE EN FONCTION DE L’AVIS DES CHEFS DE SERVICE