▌MADAME LA PRÉSIDENTE VOUS DEVEZ PRENDRE POSITION !

Courrier intersyndical CGT-FSU-SUD à la Présidente de la BnF

Madame la Présidente,
 
Ce sont des centaines d’agents de la bibliothèque qui ont cessé le travail le 10 octobre pour dénoncer les politiques de régression du gouvernement et la situation de la BnF. Vous ne pouvez plus ignorer les difficultés que rencontrent au quotidien les personnels et le malaise grandissant que ceux-ci et celles-ci ressentent.
 
Entre les suppressions de postes, les problèmes de gouvernance (des services en crise laissés à l’abandon, une DRH exsangue, la multiplication des réorganisations, l’empilement des projets, etc), une qualité de vie au travail fortement dégradée dans de nombreux secteurs, un sentiment d’iniquité concernant les promotions, la question du travail en local aveugle en suspens, la situation des agent-e-s précaires, des missions fondamentales mises à mal faute de moyens, les difficultés liés aux travaux à Richelieu… La liste est longue et les réponses de la direction largement insatisfaisantes.
 
Si certains aspects peuvent être réglés en interne, la plupart sont liés aux manques de moyens que connaît notre établissement et aux quelques 270 suppressions de postes qui se sont accumulées ces dernières années. L’annonce de nouvelles coupes budgétaires pour 2018 et son impact sur les effectifs ne feront qu’aggraver la situation.
 
Face à ces graves difficultés, les personnels attendent de votre part une parole et des actes forts. Il est essentiel que vous preniez publiquement position quant à la nécessité de renforcer les moyens et les effectifs de la BnF et que vous interpelliez la Ministre de la Culture à ce sujet.
 
Pour finir, dans le prolongement du préavis de grève que nous avons posé sur ces différentes questions, nous souhaitons être reçus par vous même le plus rapidement possible.

Veuillez, Madame la Présidente, agréer nos sincères salutations.

La CGT BnF, la FSU et SUD Culture BnF 

▌TOUTES ET TOUS EN MANIFESTATION LE 19 OCTOBRE !

Dans ce tract : 

  • 4 raisons de manifester à l’appel des syndicats qui ne se résignent pas aux politiques de régression du gouvernement
  • Pourquoi, à la BnF, appeler uniquement à manifester et pas à faire grève ?

► LIRE LE TRACT : ICI

▌MARDI 10 OCT. : LA BNF ÉTAIT EN GREVE > COMPTE-RENDU

Le mardi 10 octobre était un jour de grève pour les personnels de la fonction publique.

Et la Bibliothèque nationale de France n’était pas en reste : la communication des documents a été fortement réduite sur Richelieu et Tolbiac, certaines salles de lecture du Haut-de-Jardin n’ont pas pu ouvrir et des fermetures anticipées de salles voire de site (Arsenal) ont été constatées.

Près de 300 personnes se sont déclarées en grève et une centaine de collègues ont rejoint le cortège BnF dans la manifestation.

Pour rappel, les revendications portaient sur :
– l’arrêt définitif des suppressions de postes (14 annoncées pour 2018)
– des budgets à la hauteur des besoins et des missions, non aux nouvelles coupes budgétaires
– des procédures transparentes et équitables concernant les carrières
– l’accélération du plan d’action en faveur des agent.e.s travaillant en local aveugle et une amélioration générale des conditions de travail
– l’arrêt des réorganisations incessantes
– pour les « vacataires », le respect du protocole de fin de grève de 2016 (comptabilisation réelle du temps de travail, accès au recrutement sans concours de tous/toutes les « vacataires » et volet interne…)
– le renforcement urgent de la médecine de prévention
– l’arrêt de la marchandisation et de la privatisation de nos locaux (ventes des immeubles attenant à Richelieu, espace cédé à MK2…) et de nos collections y compris numérisées via la filiale BnF-Partenariat

Et plus largement :
– contre un nouveau gel du point d’indice et la hausse de la CSG,
– pour des augmentations de salaire après des années d’austérité
– contre les suppressions de postes dans la fonction publique (moins 120.000 sur 5 ans)
– pour l’adéquation des moyens et des missions
– contre le retour du jour de carence en cas d’arrêt maladie

► Restons mobilisés : toutes et tous en manifestation le jeudi 19 octobre (départ 14h, Montparnasse)

▌VICTOIRE DES PERSONNELS TECHNIQUES DES EXPOS

La CGT BnF et SUD Culture, qui avaient déposé un préavis de grève concernant les techniciens lumière et audiovisuel de la BnF, ont signé un protocole de fin conflit le 25 septembre.

Les personnels obtiennent satisfaction concernant leurs revendications : comptabilisation des jours fériés dans leur temps de travail en application du Règlement intérieur, rattachement aux règles d’avancement des contractuels de la BnF, un GTA afin de pouvoir badger, le contrôle de leurs équipements, des locaux de travail décents répondant à leurs besoins… Toutes conditions qui semblent banales pour la majorité des personnels mais dont ils étaient encore exclus.

Cette mobilisation a également été l’occasion de tirer une nouvelle fois la sonnette d’alarme concernant le management inapproprié à l’oeuvre à la DDC. Cette direction, à peine plus grande qu’un département de la DCO, concentre en effet depuis plusieurs années un nombre particulièrement important de dysfonctionnements (problèmes d’encadrement, surcharges et mauvaises conditions de travail, burn out, etc.). 

Malgré nos multiples interventions, la mobilisation des personnels (de l’Accueil général, du bureau des prêts, de la cellule médiation, des expos…) et la gravité de certaines situations, l’administration semble incapable de régler de façon pérenne ces difficultés. La CGT, avec les agents, continuera donc à se battre afin d’obtenir des conditions de travail dignes dans ces services. 

▌FOCUS #14 SPÉCIAL MAGASINIER

liens-a-la-loupe► De moins en moins de magasiniers à la BnF ? Découvrez l’étendue des pertes : ICI

Retrouvez les autres Focus spécial Mag de la CGT BnF :

  • PPCR, nouvelles grilles de salaire des C, promotions : ICI
  • Les magasiniers, des acteurs incontournables laissés de côté : ICI
  • Travailler en local aveugle, les conséquences sur la santé : ICI
  • Santé et sécurité au travail : ICI

▌LES RDV DE LA BIBLIOTHEQUE NATIONALE EN LUTTE

Salaires, emplois, budget 2018 de la BnF > rien ne sera épargné aux agents de la bibliothèque.

  • Lundi 9 oct. : assemblée des personnel.le.s 12H30 hall Ouest Tolbiac
  • Mardi 10 oct. : grève et manifestation, rdv BnF 14h place de la République (angle rue du Temple)

Le budget 2018 avec moins 5 millions d’euros s’annonce catastrophique pour la BnF, ses missions et risque d’alourdir le nombre d’emploi supprimé l’année prochaine.

A cela, il faut ajouter les attaques contre le pouvoir d’achat (gel de la valeur du point d’indice, hausse de la CSG, 1 jour de carence non payé en cas d’arrêt maladie) et 120.000 suppressions de postes dans toute la fonction publique dans les années à venir (voir le tract de l’intersyndicale BnF : ici)

▌UN PRÉAVIS DE GRÈVE CGT-FSU-SUD SPÉCIFIQUE BNF POUR LE 10 OCTOBRE

Madame la Présidente,

A l’heure des mobilisations dans la Fonction Publique et contre la nouvelle loi Travail, les organisations syndicales de la BnF entendent pleinement participer à ces luttes.

Les annonces du gel du point d’indice, du retour du jour de carence en cas d’arrêt maladie et de l’augmentation de la CSG, auxquelles vient s’ajouter 120.000 nouvelles destructions d’emplois dans la fonction publique, loin d’apporter des perspectives encourageantes, ne font qu’aggraver la situation des agent-e-s publics/ques. Cela alors que les attaques se multiplient contre le code du travail dans le secteur privé.

D’autre part, si en 2017 la BnF a pu éviter les suppressions de postes grâce à la forte mobilisation des personnels au printemps 2016, rien n’est acquis pour 2018 puisque le Ministère a décidé, une fois encore, de « sacrifier » la BnF avec l’annonce d’une réduction du budget de fonctionnement d’environ 5 millions d’euros.

Cette perspective n’est pas supportable pour les personnels de la Bibliothèque, cela d’autant plus que les conditions de travail dans notre établissement s’aggravent : crise persistante de la DdRH, tensions dans les services, surcharge de travail, augmentation des arrêts maladie, épuisement professionnel, réorganisations incessantes dans certains départements…

Par ailleurs, l’empilement de projets non priorisés et l’absence de suivi des décisions prises au niveau de la direction concourent à cette dégradation. Quant à la perte du sens de nos missions, celle-ci est partagée par un nombre croissant de personnels, toutes catégories confondues.

C’est pour toutes ces raisons que les organisations syndicales CGT BnF, FSU, SUD Culture BnF déposent un préavis de grève à compter du mardi 10 octobre 2017 pour l’ensemble des personnels de l’établissement. Nos revendications portent sur les points suivants :

  • l’arrêt définitif des suppressions de postes (14 annoncés pour 2018)
  • des budgets à hauteur des besoins et de la réalisation des missions : refus des nouvelles coupes budgétaires
  • la mise en place de procédures transparentes et équitables concernant les carrières des personnels
  • l’accélération du plan d’action en faveur des agent.e.s travaillant en local aveugle et pour l’amélioration des conditions de travail
  • l’application complète et rapide du protocole d’accord de fin de grève de juillet 2016 (comptabilisation réel du temps de travail, accès au recrutement sans concours à tous les vacataires avec un volet interne, etc.)
  • le renforcement urgent de la médecine de prévention
  • l’arrêt de la marchandisation et de la privatisation de nos locaux (ventes des immeubles attenant à Richelieu, espace cédé à MK2…) et de nos collections y compris numérisées via la filiale BnF-Partenariat

Nous restons à votre disposition, comme le prévoit la réglementation, pour ouvrir des négociations, et nous vous prions d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de nos sincères salutations

L’intersyndicale CGT BnF, FSU, SUD Culture BnF

▌LA BNF BAT UN RECORD MINISTÉRIEL

Une fois n’est pas coutume, notre établissement remporte une coupe mais hélas il ne s’agit pas d’une bonne nouvelle.

En examinant le bilan des emplois 2006-2016 du Ministère de la culture, issu des très sérieuses réalisations budgétaires de Bercy, on s’aperçoit, ô désespoir, que la BnF est de loin l’établissement de la sphère ministérielle qui a subi le plus de suppressions de postes.

Le chiffre considérable de -263 postes est atteint soit 11,4% des effectifs. Rien de comparable au Musée du Louvre, établissement de même envergure que la BnF où la baisse est de seulement -3 %. Il faut dire que le musée bénéficie d’un atout non négligeable : les fameuses ressources propres (notamment la billetterie) autrement plus importantes que celles de notre « pauvre » bibliothèque : en 2016 respectivement 111 millions pour le Louvre et 9,4 millions pour la BnF !

Bon soldat, notre établissement est donc devenu le champion ministériel des baisses d’effectifs ! Entre 2012 et 2016 le ministère a perdu 892 emplois sur 29685, la BnF en a pris en charge 110 soit 12,33%, c’est considérable.

ALORS LE 10 OCTOBRE, LE MINISTÈRE DOIT NOUS ENTENDRE : TIRONS LA SONNETTE D’ALARME SOCIALE ! TOUS EN GREVE ET EN MANIFESTATION.

INFO DE DERNIÈRE MINUTE : si le budget du ministère reste stable en 2018, ce n’est pas le cas de celui de la BnF.  Avec 5 millions de subvention en moins notre établissement est encore une fois « sacrifié ». Il s’agit de la plus violente coupe budgétaire subie par la bibliothèque depuis le début des mesures d’austérité en 2009.

▌PROMOTION DANS LA FILIÈRE BIBLIOTHÈQUE… DE PIRE EN PIRE À LA BNF !

Rappelons d’abord que la BnF est le principal employeur de cette filière : 275 conservateurs, 95 bibliothécaires, 268 BAS et 469 magasiniers ; en d’autres termes 25% des agents de cette filière travaillent à la BnF. En revanche, côté promotion notre administration a bien du mal à se faire entendre lors des CAP, sans parler des taux de promotion insignifiants.

A titre d’exemple en 2017, 347 magasiniers étaient promouvables dans le corps des BAS pour seulement 4 possibilités de promotions offertes à notre bibliothèque. Côté BAS, c’est 1 promotion pour 240 agents répondant aux critères.

Outre cet aspect, notre administration ne fait rien pour obtenir du ministère une répartition plus équitable des avancements entre les établissements.

Si vous êtes magasinier à la BnF vous n’aurez qu’une chance sur 87 d’être promu en catégorie B. A l’inverse un agent de bibliothèque universitaire aura 1 chance sur 68. Pour les BAS, c’est pire, seulement une personne sur 240 pourra bénéficier d’une promotion en catégorie A à la BnF alors que dans le reste de la France les agents auront une chance sur 132.

Mais ce n’est pas tout. Malgré les engagements pris par la direction depuis plusieurs années et notamment avec la signature du Protocole d’accord de fin de grève de 2016 en matière de gestion des carrières, cette année encore, un certain nombre de propositions de l’administration aux CAP étaient totalement incohérentes et peu respectueuses des personnels :

  • Déséquilibre femmes / hommes et déséquilibre entre direction
  • Agents n’effectuant plus de tâches propres aux métiers des bibliothèques proposés à la promotion ce qui est contraire aux principes qui régissent l’avancement des fonctionnaires
  • Personnels proches de la retraite à qui une promotion dans la catégorie supérieure n’est pas profitable en terme de salaire mais qui privent les autres personnels d’un avancement
  • Agents ayant déjà bénéficié de promotions récentes privant les nombreux autres agents en attente d’un avancement

ALORS LE 10 OCTOBRE, FAISONS-NOUS ENTENDRE, TOUS EN GREVE !

► pour un système d’avancement équitable et transparent à la BnF

► pour qu’un agent de la BnF ait autant de chance que les autres personnels de bibliothèque d’obtenir une promotion

 pour des taux de promotions plus élevés pour l’ensemble des agents au niveau national

▌TOUS EN GRÈVE LE JEUDI 21 SEPTEMBRE

Intersyndicale BnF : CGT, FSU, SUD Culture

CONTRE LA LOI TRAVAIL XXL & LES POLITIQUES DE RÉGRESSION DANS LA FONCTION PUBLIQUE

MAINTENONS LA PRESSION & AMPLIFIONS LA MOBILISATION !

Après le succès de la journée de lutte du mardi 12 septembre (200 manifestations rassemblant près de 500 000 personnes), l’heure reste à la mobilisation. Toutes celles et tous ceux qui refusent les politiques de régression comptent bien maintenir la pression avec une nouvelle grande journée de grève et de manifestations le jeudi 21 septembre.

Pourquoi la fonction publique est aussi concernée ?

Si la loi travail XXL n’est pas stoppée, le gouvernement intensifiera ensuite ses attaques contre le secteur public. Les mauvais coups pleuvent déjà : gel du point d’indice servant à calculer nos salaires, hausse de la CSG faussement compensée, 120.000 nouvelles suppressions de postes, 4,5 milliards d’euros de coupes budgétaires, le retour du jour de carence en cas d’arrêt maladie…

Faire barrage à ces projets, c’est également bloquer dès maintenant les autres offensives gouvernementales qui toucheront public et privé. Sont déjà annoncées une attaque frontale au droit à la retraite à un âge décent et une contre réforme de la protection sociale !

Pourquoi la BnF doit également s’inscrire dans la lutte ?

La BnF est directement confrontée à ces politiques de régression avec la perte de 14 postes prévue en 2018 (déjà 270 supprimés depuis 2009), une baisse probable de budget, la remise en cause de nos missions et une culture permanente du chiffre qui entraîne risques psycho-sociaux, surmenage et pressions.

Ne nous laissons pas diviser par les discours consistant à dire que la fonction publique ne serait pas concernée et gagnons sur nos revendications propres : arrêt des suppressions de postes, amélioration du quotidien des agents et de la gestion de leurs carrières, défense des missions de service public, lutte contre la précarité…

Jeudi 21 septembre Grève et de manifestation 14h – Place du 18 Juin 40 (Montparnasse)

Rendez-vous BnF : sortie du métro Edgard Quinet (ligne 6)

▌DU MIEUX POUR LES PERSONNELS CULTURE DE LA BnF

Si la BnF compte une majorité de personnels Bibliothèque (49,1%) dont la carrière est gérée par le Ministère de l’enseignement supérieur, elle emploie également des agents du Ministère de la culture (16,7%). Ce sont des personnels administratif et technique, des métiers d’Art, des agents d’accueil, des techniciens des services culturels, etc.

Souvent oubliés par l’administration, voyant leur nombre diminuer d’années en années et leur carrière stagner, la CGT n’a eu de cesse de défendre ces collègues.

Concernant les carrières

La CGT dénonçait depuis de nombreuses années l’inaction de l’administration concernant la carrière de ces personnels. Généralement absente lors des CAP du Ministère de la culture pour défendre les dossiers et connaissant mal les usages et les règles de gestion de ce ministère, la BnF se voyait octroyer un nombre minimum de promotions.

Aujourd’hui, l’administration siège plus régulièrement en CAP et prépare mieux les dossiers. Résultat, les taux de promotion des personnels Culture sont désormais équivalents à ceux de la filière bibliothèque.

Concernant l’emploi, l’action de la CGT a également payé

L’hémorragie a été stoppée (mais pour combien de temps !) puisqu’après avoir vu leurs effectifs baisser de manière importante passant de 378 agents en 2009 à 346 en 2013, les personnels Culture sont désormais 382 !

C’est une bonne nouvelle.

▌COMPRENDRE LA NOUVELLE LOI TRAVAIL EN 5mn !

Avant / Après la loi travail n. 2 format XXL

Vos droits aujourd’hui et demain

 

Comprendre le tout en 5 mn : ICI