▌COMMUNIQUÉ CGT BnF, FSU, SUD : PRIME DE FIN D’ANNÉE

Surprime de fin d’année : défendons une répartition socialement juste ! 700 euros pour toutes et tous les éligibles !

Les organisations syndicales CGT-BnF, FSU et SUD Culture ont boycotté le 15 décembre 2017 le Comité technique de l’établissement. Les représentant-e-s du personnel, par ce geste, ont voulu envoyer un message fort à la direction et montrer leur réprobation concernant les dispositifs indemnitaires 2017 de fin d’année (dispositifs qui remettent en cause le caractère social de la « prime de fin d’année ») et le manque de dialogue social concernant cette question.

Nous attendons désormais une réponse de la direction permettant aux titulaires et aux contractuel-le-s éligibles à la prime de fin d’année de toucher une suprime de 700 euros. Ce montant de 700 euros n’est attribué, à ce jour, qu’aux seul-e-s titulaires de catégories A via le CIA (Complément indemnitaire annuel). Ce complément, si nous l’obtenons, sera versé sur la paie du mois prochain. Les organisations syndicales CGT-BnF, FSU et SUD Culture organiseront dès le début du mois de janvier une assemblée générale afin d’informer les personnels et envisager les suites à donner à cette action.

Ci-dessous la déclaration des organisations syndicales CGT-BnF, FSU et SUD Culture au CT :

Les organisations syndicales CGT BnF-FSU-SUD Culture s’opposent à l’application du CIA tel qu’il a été envisagé pour 2017.

Sur la forme, le comité technique du 6 octobre a donné son avis sur un dispositif de prime de fin d’année. Or, la présentation faite à l’ensemble des personnels via Biblionautes le 6 décembre s’avère sur de nombreux aspects différente de celle votée en CT. Les représentants du personnel n’ont pas été informés de ces modifications et aucune concertation n’a eu lieu. Nous condamnons cette manière de faire, peu respectueuse des représentants du personnel et des instances de dialogue social.

Sur le fond, le dispositif de prime de fin d’année en vigueur dans notre établissement est le fruit de luttes et de mobilisations des personnels depuis 2010, année de création de ce cadre. La volonté des personnels et de leurs représentants est de corriger certaines inégalités entre les catégories C, B et A et de mettre en oeuvre un dispositif à caractère social, en attribuant des primes de fin d’année plus élevées aux rémunérations les plus faibles.

Le système proposé cette année par la direction est d’une logique inverse. Profitant de l’entrée en vigueur du nouveau régime indemnitaire RIFSEEP et de son complément indemnitaire annuel (CIA), par ailleurs condamnés par toutes les organisations syndicales, la direction non seulement dédaigne le dialogue social mais revient sur le principe social de la prime de fin d’année en privilégiant les rémunérations les plus importantes.

De plus, alors que la détermination des organisations syndicales avait permis l’intégration au système de prime de fin d’année de la BnF de l’ensemble des contractuels à temps incomplet et des contractuels à temps complet ayant les plus bas salaires, ceux-ci se trouvent exclus totalement de la surprime que représente le CIA, ce qui crée une inégalité supplémentaire.

Nous, organisations syndicales, condamnons les choix de la direction et demandons pour cette année l’attribution du même montant de 700 euros, de manière égalitaire, à tous les agents qui bénéficient de la prime de fin d’année BnF.

Nous, organisations syndicales, demandons que le dispositif de prime de fin d’année à l’avenir, conserve un caractère social, incluant les agents contractuels éligibles et sans modulation en fonction de l’avis des chefs de service.

▌COMPTE-RENDU CGT DU CHSCT DU 10 NOV. 2017

Dans ce compte-rendu du Comité hygiène, sécurité et conditions de travail 

du 10 novembre 2017 :

1. Richelieu

  • Après les inondations, l’incendie !
  • Un an après l’ouverture, la direction peine à mettre en œuvre des solutions durables
  • La programmation des espaces à la cible

2. Nouveau marché de restauration

3. Préfiguration de la direction des publics

4. Dispositif d’évaluation des risques psycho-sociaux (souffrance et mal être au travail)

5. Amélioration des conditions de travail des agents dans le hall Est

6. Amélioration des conditions de travail des agents en local aveugle

7. Suite de la crise au Service des expositions de la DDC (Direction de la diffusion culturelle)

► VOIR NOTRE COMPTE-RENDU : ICI

▌L’AVENIR DU SITE RICHELIEU SE JOUE AUJOURD’HUI

CGT BnF / FSU / SUD culture

La pétition : « Pour Richelieu, ses collections, ses lecteurs et ses personnels » a connu un franc succès : en moins d’une semaine, plus de 200 personnes, soit plus de 2/3 des effectifs du site Richelieu ont signé cette pétition. Un tel succès, et le fait que parmi les signataires l’ensemble des catégories de personnels, des corps de métier, et des départements soient représentés témoignent d’un ras-le-bol généralisé après 10 ans de travaux, d’une insatisfaction des conditions de travail en zone 1 et de vives inquiétudes sur l’avenir du site Richelieu.

Lors de la réunion du 1er décembre sur la programmation des espaces sur le site Richelieu à l’issue des travaux, une délégation d’une vingtaine de collègues remis la pétition à la direction de la BnF.

  • NON ! C’est la réponse de la direction à notre principale revendication : un desserrement des espaces par le maintien au sein de la BNF d’un ou de plusieurs des bâtiments attenants au site Richelieu (le bâtiment Louvois accueillant actuellement le département de la Musique, les bureaux du 61 rue Richelieu, la maison de l’Abbé Barthélémy)

Néanmoins, sous la pression des personnels et du succès de la pétition, la direction de la BNF a été contrainte de satisfaire deux des quatre exigences figurant sur celle-ci. Le 1er décembre, la Directrice Générale s’est en effet engagée devant les personnels et leurs représentant-e-s syndicaux à :

  • Opérer un retour d’expérience de tous les dysfonctionnements survenus en zone 1 et en particulier de ne pas renouveler le choix opéré pour la réouverture de la zone 1, à savoir redémarrer l’activité sans avoir testé suffisamment en amont équipements et installations et se contenter de résoudre au fil de l’eau et sur la durée les multiples problèmes techniques, ce qui depuis un an a dégradé les conditions de travail sur le site Richelieu
  • Associer plus étroitement que par le passé les personnels au projet scientifique et culturel et à la programmation des espaces

Si ces mesures vont dans le bon sens, elles sont néanmoins insuffisantes pour garantir de bonnes conditions de travail à la fin des travaux, car elles ne règlent pas le problème numéro 1 du projet Richelieu : l’exigüité des locaux dédiés aux personnels, aux documents et aux matériels, ce qui implique des fusions de salles de lecture et des problèmes pour les locaux de travail.

C’est désormais au Ministère de la Culture que se joue en grande partie l’avenir du site Richelieu, car lui seul a le pouvoir de décider de la conservation par la BnF des bâtiments attenants au site Richelieu.

Pour faire le point sur la situation et décider collectivement des moyens d’action à mettre en œuvre ; pour obtenir satisfaction sur l’ensemble des revendications portées par la pétition signée par plus de 200 agent-e-s :

VENEZ NOMBREUX à l’Assemblée générale du 19  décembre, 12h30-13h30, salle Richelieu 1 > salle à droite de l’entrée principale

▌PRIME DE FIN D’ANNÉE : CE QUE NE DIT PAS LA DIRECTION ! 

Cette prime est le fruit de plusieurs années de lutte suite à une tentative de suppression par la direction en 2010. La mobilisation des personnels avait alors permis de limiter la casse. Résultat : 130€ brut pour les catégories C, 100€ pour les B, mais rien pour les A.

En 2015, poursuivant la mobilisation avec les personnels, les organisations syndicales avaient obtenu 400€ pour les C, 325€ pour les B et 145€ pour les A. Ce montant est dès lors resté inchangé.

Les écarts entre catégories s’expliquent, non pas en raison d’une différence de revenus (la CGT a toujours été attachée au fait que les salaires soient le reflet du niveau de qualification) mais en raison d’une progression à l’ancienneté profondément injuste. En 10 ans, le salaire d’un catégorie A (entrant dans la fonction publique par exemple) progresse de 34,6%, un B de 11,5% et un C de 1,54%.

► UNE SURPRIME (LE CIA) QUI DIVISE LES PERSONNELS  

Le CIA (complément indemnitaire annuel) vient s’ajouter à la prime de fin d’année.

Totalement inégalitaire (700 euros pour les A, 330 euros pour les autres), son montant a été dissimulé aux organisations syndicales lors de la présentation du dispositif de fin d’année. La direction, qui a la main sur les primes, aurait pu évidemment opter pour d’autres choix.

Cette différence de plusieurs centaines d’euros entre catégories est injuste et irrespectueuse de l’engagement de l’ensemble des personnels à faire fonctionner une bibliothèque qui, par ailleurs, va mal.

Le choix des montants du CIA, qui remplacera à terme la prime de fin d’année, témoigne également de la conception élitiste et non pas sociale de l’administration vis à vis de ce régime indemnitaire.

Pire, la direction souhaite à l’avenir moduler le montant de la prime en fonction de l’avis des chefs de service.

Pour une prime, servant pour une grande part aux fêtes de Noël, ces choix (montants et prochaine modulation) sont profondément cyniques et injustes.

> POUR 2017, RÉCLAMONS UNE SURPRIME DE 700 EUROS POUR TOUS !

> POUR 2018, NON A LA MODULATION DE LA PRIME DE FIN D’ANNÉE EN FONCTION DE L’AVIS DES CHEFS DE SERVICE

▌GREVES 2017 > SE MOBILISER A LA BnF ÇA PAYE !

Avec quelques 700 jours de grèves cumulés lors des mobilisations de cet automne (grèves des 12 et 21 sept., 10 oct. et 16 nov.), les personnels de la BnF ont démontré leur détermination à sopposer aux politiques de régressions du gouvernement.

Concernant les revendications BnF, cette mobilisation a permis, comme en 2016, de stopper les suppressions de postes annoncées et de limiter les coupes budgétaires. Cest une bonne nouvelle pour les personnels et les missions de la bibliothèque. Toutefois, beaucoup reste à faire au regard de la situation désastreuse de la DdRH et du peu dempressement de la direction à améliorer conditions de travail, carrières, etc. 

QUAND LA LUTTE PAYE :

  • Concernant les effectifs : la masse salariale ne sera pas diminuée afin que les suppressions d’emplois prévues pour 2018 n’aient pas lieu. C’était une revendication essentielle après les quelques 270 postes perdus entre 2009 et 2016.
  • Pour limiter l’impact des 5,2 millions de coupes budgétaires prévues pour 2018 : une partie des crédits sera dégelée et une dotation exceptionnelle accordée afin de ramener la baisse effective à 582.000 euros.

> PARCE QUE TOUS ENSEMBLE NOUS SOMMES PLUS FORTS, SYNDIQUEZ VOUS : ICI 

LES TEMPS FORTS DE LA MOBILISATION :

  1. Les 12 et 21 sept., les personnels BnF ont participé aux grèves contre la loi travail et les politiques d’austérité visant les agents de la fonction publique et de la bibliothèque (perte de pouvoir d’achat, nouvelles suppressions de postes, coupes budgétaires, etc.)
  2. Le 27 sept. lors de la présentation du projet de loi de finance (PLF), la BnF se voyait amputer de 5,2 millions de budget pour l’année 2018
  3. Le 3 oct. l’intersyndicale BnF (CGT, FSU, SUD) déposait un préavis de grève spécifique à la bibliothèque (budgets, emplois, conditions de travail, carrières, etc., voir ici)
  4. Le 10 oct. plusieurs centaines d’agents de la bibliothèque cessaient le travail pour dénoncer les mauvais coups portés par le gouvernement et la situation BnF (ici)
  5. Le 16 oct. l’intersyndicale CGT, FSU, SUD interpellait la Présidente de la BnF via une lettre ouverte lui demandant de prendre position et d’intervenir auprès du ministère (ici)
  6. Le 16 nov. une partie des personnels de la BnF étaient à nouveau en grève à l’appel de la CGT et de SUD
  7. Le 30 nov. le Conseil d’administration de la BnF confirmait qu’aucune des suppressions de postes annoncées en 2018 n’auraient lieu et que les coupes budgétaires seraient en partie compensées

▌PRIME ET SURPRIME DE FIN D’ANNÉE, ON SE MOQUE DES AGENTS !

La direction vient de communiquer sur la prime de fin d’année. Elle sera de 145 euros pour les catégories A, de 325 pour les B et de 400 pour les C.

Cette année une surprime vient compléter le dispositif : 700 euros pour les A, 330 euros pour les autres.

Cette différence de plusieurs centaines d’euros concernant la surprime est injuste, arbitraire et irrespectueuse de l’engagement de l’ensemble des catégories à faire fonctionner une bibliothèque qui va mal.

Devons-nous rappeler les quelques 270 suppressions de postes de ces dernières années et les multiples dysfonctionnements que connaît la BnF : des services en crise laissés à l’abandon, une DRH aux abonnés absents, la multiplication des réorganisations, l’empilement des projets, une qualité de vie au travail dégradée, de nombreux cas de souffrances au travail, une gestion des carrières inéquitable, les difficultés liées au chantier de Richelieu ou au travail en local aveugle, un service médical en déshérence…

Si cette surprime inégalitaire est profondément choquante, elle révèle également l’incurie de la direction sur cette question des régimes indemnitaires. Depuis plusieurs années, la CGT BnF réclame un état des lieux du montant des primes versées aux personnels qui peuvent varier du simple au triple pour un même profil. L’administration a toujours refusé, préférant l’opacité à l’équité, l’injustice à l’égalité de traitement.

La direction lors du Comité technique de cet automne a d’ailleurs fait preuve de constance, à moins que ce soit d’un manque de courage, en ne présentant qu’une partie du dispositif de fin d’année aux représentants des personnels. La question de la surprime n’a évidemment pas été présentée ni validée par les organisations syndicales.

La CGT BnF réclame donc une surprime de 700 euros pour tous

▌MOTION DE LA CGT BNF CONCERNANT LES MOBILISATIONS DE CET AUTOMNE

La Commission exécutive du syndicat CGT de la Bibliothèque nationale de France, suite à la motion votée par son assemblée générale d’adhérents du 28/09/2017 appelant à la convergence des luttes, souhaite intervenir à nouveau dans les débats qui traversent notre confédération.

L’éparpillement des mobilisations de cet automne a fait la preuve de leur inefficacité. Pire, certaines professions et secteurs ont fait le choix de se désolidariser du calendrier national pour jouer leur propre partition. L’UFSE CGT (Union fédérale des syndicats de l’Etat) et ses composantes du secteur public ont ainsi préféré l’unité syndicale à l’unité des luttes et ont organisé le 10 octobre une journée de mobilisation Fonction publique sans lendemain et sans perspective à part une promesse d’une nouvelle rencontre avec l’intersyndicale. La décision de la CGT le 13 novembre de quitter la concertation avec le gouvernement sur le « forum d’action publique » confirme par ailleurs qu’il n’y a rien à attendre de ces discussions, et que seul un mouvement interpro de grande ampleur peut porter nos revendications.

Pour la CGT BnF, et nous l’expérimentons depuis plusieurs années dans notre établissement (plus de 2.300 agents), allier combat local et lutte nationale (contre la loi travail n.1 et n.2 par exemple), loin de noyer nos revendications propres, nous a permis d’élever le rapport de force et d’engranger des victoires. De même, l’absence d’unité syndicale n’a jamais été un frein aux mobilisations qui se succèdent depuis plusieurs années à la BnF.

La CGT BnF appelle donc les composantes de la CGT à renforcer le caractère interprofessionnel des luttes et leur ancrage revendicatif d’un point de vue local et sectoriel. Cela n’est pas contradictoire, à l’inverse le repli corporatiste et l’éparpillement sont mortifères. C’est tous ensemble que nous gagnerons.

▌DÉCLARATION DES ORGANISATIONS CGT, FSU ET SUD AU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA BNF

Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs,

Suite à un préavis de grève déposé par la CGT BnF, la FSU et Sud Culture, ce sont des centaines d’agents de la bibliothèque qui ont cessé le travail cet automne pour dénoncer les politiques de régression du gouvernement et les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien à la BnF.

Entre les suppressions de postes, les problèmes de gouvernance (des services en crise laissés à l’abandon, une DRH exsangue, la multiplication des réorganisations, l’empilement des projets, etc), une qualité de vie au travail fortement dégradée dans de nombreux secteurs, un sentiment d’iniquité concernant les promotions et les régimes indemnitaires, la question des missions fondamentales mises à mal faute de moyens, la précarité, les difficultés liées au chantier de Richelieu ou au travail en local aveugle qui touchent des centaines d’agents, un service médical en déshérence… La liste est longue et les réponses de la direction de la BnF largement insatisfaisantes.

Si certains aspects peuvent être réglés en interne, la situation désastreuse dans laquelle se trouve la DRH, après plus de 2 ans de crise, empêche toutes avancées et la mise en oeuvre complète des engagements pris. Près de 50 % de son personnel a quitté la bibliothèque dont plus de 60% de cadres. Une nouvelle démission est encore intervenue il y a peu.

A cette réalité, viennent s’ajouter les difficultés récurrentes liées au manque de moyens que connaît notre établissement et aux quelques 270 suppressions de postes qui se sont accumulées ces dernières années, encore accentuée pour l’année 2018 par la baisse conséquente de la subvention pour charge de service public.

L’ampleur de la mobilisation des personnels de la BnF (quelques 600 jours de grèves cumulés cet automne) démontre l’urgence de la situation. Tous attendent désormais une parole et des actes forts du Ministère : renforcer les moyens et les effectifs de la BnF est devenu essentiel et urgent. C’est la condition pour permettre à la BnF d’assurer pleinement ses missions de service public, qui sont plus que jamais essentielles.

La CGT BnF, la FSU et SUD Culture BnF (CA du 30/11/2017)

▌POUR RICHELIEU, ses collections, ses lecteurs et ses personnels

Pétition des personnels de Richelieu

Après 8 ans de travaux, et la persistance de conditions de travail difficiles depuis la réouverture de la zone 1 en raison de multiples dysfonctionnements techniques, les perspectives d’avenir du site de Richelieu sont particulièrement inquiétantes. Les locaux dédiés aux personnels, aux documents et aux matériels ne cessent de se réduire, plus de 40% des collections vont devoir être délocalisés hors de Paris et le fonctionnement en « mode dégradé » que connait actuellement Richelieu risque de devenir la norme.

Aussi, afin d’améliorer les conditions d’activité et desserrer les espaces les soussignés demandent :

  • que la BnF s’engage à ne pas reproduire en zone 2 les erreurs rencontrées depuis la réouverture de la zone 1, notamment la qualité du matériel acheté, sa conformité aux besoins des agents, la vérification du bon fonctionnement des équipements avant l’installation des personnels et collections
  • que la BnF conserve un ou plusieurs des bâtiments attenants au site Richelieu (le bâtiment Louvois accueillant actuellement le département de la Musique, les bureaux du 61 rue Richelieu, la maison de l’Abbé Barthélémy,)
  • que soient préservées les salles de lectures de la Musique et des Cartes et plans
  • que les personnels soient associés au projet scientifique et culturel (notamment le devenir de la salle Ovale) et aux programmations des espaces

La version papier ici : ICI

▌COMPTE-RENDU DE LA CAP DES BIBLIOTHÉCAIRES ASSISTANTS SPÉCIALISÉS DU 23 NOV. 2017

Cette CAPN avait pour objet principal l’examen des tableaux d’avancement : passage en classe supérieure et classe exceptionnelle.

2 motions ont été lues en début de séance :

  • La gestion des carrières à la BnF : opacité, favoritisme, amateurisme ?
  • Contre le nouveau régime indemnitaire (RIFSEEP)

► VOIR LE COMPTE RENDU ET LES MOTIONS : ICI et ICI

▌RICHELIEU DANS UN CUL DE SAC ?

Intersyndicale BNF :  CGT – FSU – SUD 

> Réunion d’information, vendredi 24 novembre, 12h30-13h30
> Salle Richelieu 1 : salle à droite de l’entrée principale

Près d’un an après la réouverture du quadrilatère, la liste des problèmes rencontrés par le personnel n’a eu de cesse de s’allonger : températures inadaptées dans les espaces de travail ou en magasin, ascenseurs en panne ou inadéquats, problème d’accès aux espaces, difficultés de circulation… Malgré les interventions quotidiennes du DMT, le personnel peine à obtenir des réponses à leurs problèmes.

Après cette année difficile, les perspectives d’avenir du site sont tout aussi inquiétantes. En effet, la programmation des espaces présentée au dernier CHSCT par la direction est totalement inacceptable ! Les locaux dédiés aux personnels, aux collections et aux matériels sont de plus en plus étroits alors que dans le même temps les immeubles de la Bnf attenant au quadrilatère sont bradés et que la superficie dévolue aux expositions et autres manifestations explose ; la circulation dans les espaces est rendue difficile ; des projets de mutualisation de salles de lecture et de planning de plusieurs départements spécialisés sont en cours d’instruction…

C’est pourquoi au CHSCT du 10 novembre, l’ensemble des organisations syndicales CFDT-CGT-FSU-SUD Culture a voté contre le projet d’implantation des espaces à la cible. Pour gagner de l’espace au sein du quadrilatère, l’une des solutions pourrait consister à obtenir que la BnF conserve un ou plusieurs des bâtiments attenant au site Richelieu (les bureaux du 61 rue Richelieu, la maison de l’Abbé Barthélémy, le bâtiment Louvois accueillant actuellement le département de la Musique) et de revoir l’implantation des espaces dans le quadrilatère.

C’est maintenant qu’il faut agir ! Pour discuter et réagir collectivement face à ces problèmes.

▌LE BURN-OUT (SYNDROME D’ÉPUISEMENT PROFESSIONNEL) À LA BnF COMME AILLEURS

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Défini comme un syndrome d’épuisement professionnel, le burn-out exprime au même titre que le stress et les autres risques psycho-sociaux, une dégradation des conditions de travail. Selon un sondage, près de deux salariés sur dix (17%) seraient proches du burn-out.

Les différentes études produites sur le sujet montrent que les causes du burn-out sont très largement liées à la pression sur les délais et les objectifs, aux sous-effectifs, aux évaluations et « reporting » permanents, aux nouvelles formes d’organisation du travail (mode projet…), à l’hyperconnexion rendant poreuse la frontière vie privée/vie professionnelle…

Le burn-out présente deux dimensions : un épuisement psychique mais aussi physique (les temps de repos habituels ne suffisant plus à soulager cette fatigue devenue chronique). Cela se traduit par des difficultés toujours plus importantes dans le travail, par une dévalorisation de soi, par des états dépressifs ou de stress intense et enfin par un effondrement physique et psychologique.

Pour l’heure, les pathologies mentales liées au travail ne figurent pas dans les tableaux de maladies professionnelles qui ouvrent droit à la prise en charge du salarié par la Sécurité sociale. En 2014, 315 cas de pathologies psychiques liées au travail ont pourtant été reconnues. Il s’agissait de dépressions, de troubles anxieux et d’états de stress post-traumatique. Pour la CGT, les burn-outs sont symptomatiques d’une dégradation des situations professionnelles. Personne ne peut nier aujourd’hui l’explosion de ces troubles, de la surconsommation médicamenteuse, des arrêts de travail.

► Et à la bibliothèque ?

Si à la BnF le burn-out est un phénomène relativement nouveau, il touche un nombre croissant de collègues. En cela, il est révélateur des difficultés que rencontre l’établissement en terme d’effectifs (270 suppressions de postes en quelques années) mais aussi de la pression engendrée par les objectifs du contrat de performance (ici) qui lie la bibliothèque au Ministère.

De fait, alors que le nombre de burn-out et d’accidents du travail à la BnF ne cesse de croitre (ici), que le nombre de jours d’arrêts maladie augmente (passant de 10 à 12,6 jours par an et par agents en 10 ans) pour atteindre 29 645 jours cumulés en 2016, se battre pour des renforts en personnel, c’est aussi se battre pour notre santé.